La Tunisie enregistre 900 départs de feu en trois jours
Pas moins de 900 départs de feu ont été enregistrés en 72 heures en Tunisie, qui fait face à une vague de chaleur écrasante, a indiqué vendredi à l’AFP un haut responsable de la Protection civile, précisant qu’ils avaient été éteints mais que deux autres importants incendies faisaient toujours rage.
« Il ne s’agit pas seulement de feux de forêt mais de broussailles, de récoltes, de maisons », a déclaré Khalil Mechri.
Les 900 départs de feu ont été enregistrés sur 72 heures entre le 20 et le 22 juillet et ont été éteints, a-t-il précisé sans autres détails sur les superficies affectées ou le nombre global d’incendies depuis le début de l’été.
Leur apparition a coïncidé avec des chaleurs exceptionnelles, les températures ayant varié mardi entre 40°C et 49°C selon les régions, dépassant les moyennes saisonnières de 8 à 14°C d’après l’Institut national de la météorologie.
Le pays vit d’ailleurs au rythme de coupures quotidiennes et organisées d’électricité qui peuvent durer jusqu’à plusieurs heures, afin d’alléger la pression sur un réseau électrique dépassé par la demande, notamment due à la climatisation.
Au sujet des feux, M. Mechri a évoqué une couverture végétale élargie cette année, qui avec la chaleur s’est asséchée et a « contribué à l’apparition des feux ».
La Tunisie a connu un hiver particulièrement pluvieux cette année, avec dans certaines régions des pluies jamais vues en près de 70 ans, ce qui peut en partie expliquer la végétation accrue.
Les pompiers combattent toujours deux gros incendies, dont l’un dans la région de Sakiet Sidi Youssef, dans le nord-ouest.
Un journaliste de l’AFP sur place a rapporté qu’une épaisse fumée noire s’élevait des montagnes.
Le directeur général des Forêts, cité par les médias locaux, a affirmé qu’environ 4.400 hectares de superficies forestières avaient été ravagés en Tunisie par les incendies entre le 1er mai et le 23 juillet 2026, contre 2.705 hectares durant la même période de l’année dernière.
Les feux seraient principalement dus à des facteurs humains, qu’il s’agisse de négligence ou d’actes « criminels », en plus des conditions climatiques extrêmes, a ajouté Mohamed Naoufel Ben Haha.
Vendredi, les températures étaient légèrement en baisse dans le nord du pays mais pourront atteindre les 49°C dans le sud-ouest sous l’effet du sirocco, selon l’INM.
Un retour à des niveaux proches des normales saisonnières est prévu pour la semaine prochaine.
S.L






