
Alors que la République démocratique du Congo enregistre une hausse des cas d’Ebola, le médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé Tayeb Hamdi a alerté sur les symptômes de ce virus, qui suscite de nouvelles inquiétudes en raison de sa propagation rapide.
Dans une déclaration accordée à Le Site info, le spécialiste explique que les principaux symptômes d’Ebola incluent une forte fièvre soudaine, des maux de tête, des douleurs musculaires, ainsi que de graves troubles digestifs comme les vomissements et les diarrhées aiguës. Dans certains cas, la maladie peut évoluer vers des saignements et des éruptions cutanées.
Tayeb Hamdi précise également que la période d’incubation du virus varie entre 2 et 21 jours, généralement entre 5 et 10 jours, tout en soulignant que la personne infectée n’est pas contagieuse durant cette phase.
Selon lui, la souche actuellement détectée est la souche « Bundibugyo », une variante rare pour laquelle aucun vaccin spécifique n’est encore disponible, contrairement à la souche «Zaïre» responsable des précédentes flambées épidémiques.
Concernant le risque pour le Maroc, le chercheur estime que la probabilité d’introduction et de propagation communautaire du virus reste faible, appelant toutefois à maintenir un niveau élevé de vigilance. Il rappelle notamment que le hub aérien de Casablanca assure plusieurs liaisons directes et indirectes avec les pays d’Afrique subsaharienne, d’où la nécessité de renforcer les mesures préventives et d’activer un dispositif sanitaire anticipatif au niveau des frontières afin d’intercepter d’éventuels cas importés.
Dans ce cadre, le ministère de la Santé et de la Protection sociale devrait, en coordination avec d’autres départements, réactiver le plan national de veille et de riposte. Celui-ci repose notamment sur le renforcement du contrôle sanitaire dans les aéroports, ports et frontières terrestres, l’utilisation de caméras thermiques dans les points d’entrée, particulièrement à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, ainsi que le suivi sanitaire des voyageurs en provenance des zones concernées pendant une période maximale de 21 jours.
Le spécialiste souligne également l’importance de mobiliser les laboratoires nationaux de référence afin d’assurer des diagnostics rapides, dans des conditions de haute sécurité biologique, tout en préparant des chambres d’isolement adaptées dans les hôpitaux de référence.
Enfin, il appelle les compagnies aériennes à appliquer des protocoles stricts de désinfection des avions et des procédures d’isolement en cas de suspicion détectée durant les vols.
H.M.








