Mission française à Casablanca: les parents d’élèves dénoncent un projet immobilier à l’arrêt

Des associations de parents d’élèves de la mission française, relevant du pôle Casablanca-Mohammedia, dénoncent ce qu’elles qualifient « d’immobilisme administratif » de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), autour d’un vaste projet immobilier toujours à l’arrêt.
Dans une lettre ouverte adressée à la directrice générale de l’AEFE, Claudia Schérer-Effosse, les associations UCPE/FCPE Maroc, PEEP Maroc et APEEF dénoncent le retard pris dans la réalisation du projet portant sur quatre établissements scolaires du pôle : le collège Anatole France ainsi que les écoles Théophile Gautier, Bizet et Ernest Renan.
Selon les associations, ce programme immobilier, intégré au SPSI 3 2022-2026, devait initialement représenter un investissement de 16 millions d’euros. Les familles ont ainsi été sollicitées depuis 2021 à travers des augmentations des frais de scolarité destinées à financer ces travaux. À ce jour, près de 15 millions d’euros auraient déjà été provisionnés, alors qu’aucun chantier n’a encore démarré.
Les représentants des parents affirment également que le coût du projet aurait désormais augmenté d’environ 30%, atteignant près de 21 millions d’euros. Ils dénoncent un manque total de visibilité malgré leurs nombreuses demandes adressées aux responsables de l’AEFE depuis 2023.
Dans leur courrier, les associations évoquent des infrastructures « dégradées, vétustes ou provisoires » accueillant quotidiennement les élèves, estimant que cette situation est incompatible avec les efforts financiers demandés aux familles. Elles craignent également que plusieurs générations d’élèves quittent les établissements sans jamais bénéficier des infrastructures promises.
Face à cette situation, les associations réclament le déblocage immédiat du SPSI 3, l’annonce d’un calendrier précis pour le lancement des travaux ainsi qu’un moratoire sur les augmentations des frais de scolarité pour l’année 2026-2027 tant que les chantiers n’auront pas effectivement commencé.
H.M.








