
Alors que plusieurs cas liés au virus Hanta ont récemment été signalés en Europe, les autorités sanitaires marocaines se veulent rassurantes quant au risque de propagation au Maroc.
Dans une déclaration accordée à Le Site info, Mouad Mrabet, coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au sein du Ministère de la Santé et de la Protection sociale, a expliqué que la souche “Andes”, identifiée récemment, a une capacité limitée à se transmettre entre humains, contrairement à des virus beaucoup plus contagieux comme la Covid-19 ou la rougeole.
Le responsable estime toutefois que la probabilité de voir ce virus arriver au Maroc reste “très faible”, notamment parce qu’aucun ressortissant marocain ne figurait parmi les passagers de la croisière où le foyer épidémique a été détecté.
Il assure par ailleurs que les autorités sanitaires suivent la situation de près depuis les premières alertes, dans le cadre du dispositif international de veille épidémiologique. Le niveau de vigilance a ainsi été renforcé dans les différents points d’entrée du territoire, notamment les aéroports et les ports, afin de détecter rapidement toute éventuelle contamination et d’isoler les cas suspects.
Mouad Mrabet souligne également que le Maroc dispose des moyens nécessaires pour faire face à une éventuelle apparition du virus, rappelant que plusieurs laboratoires spécialisés sont capables d’identifier cette infection. Le responsable estime aussi que l’ampleur médiatique donnée à cette affaire est liée à la présence d’influenceurs internationaux à bord du navire concerné, ce qui a fortement contribué à la viralité du sujet sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Connu depuis les années 1970, le virus Hanta regroupe plusieurs souches dont la gravité varie selon les régions du monde. La souche “Andes”, récemment évoquée, se distingue par une transmission interhumaine rare mais possible, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 50 %, selon les spécialistes.
H.M.








