Maroc

FDE : M’jid El Guerrab entame la course aux législatives partielles (VIDEO)

Il ne faut jamais dire jamais en politique ! Cette règle vaut toujours son pesant d’or. M’jid El Guerrab, ancien député du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest, a annoncé, mercredi, sa candidature aux législatives partielles dans la neuvième circonscription extérieure des Français de l’étranger (FDE). Il fera face à Karim Ben Cheikh, signant ainsi son retour dans une course qu’il avait abandonnée en juin 2022.

C’est un come back digne d’une belle série de netflix ! À la suite de l’annulation de l’élection législative de la 9e circonscription des Français établis hors de l’Hexagone, M’jid El Guerrab, ancien député du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest, a annoncé, mercredi 8 février, son retour dans une course qu’il avait abandonnée en juin 2022.

En effet, en raison d’une erreur technique, le Conseil constitutionnel a invalidé, vendredi 20 janvier, l’élection du député de la circonscription en question, Karim Ben Cheikh, élu le 19 juin avec 54% des voix, face à l’ancienne ministre d’Emmanuel Macron, Élisabeth Moreno. La «macroniste» avait été investie à la place de M’jid El Guerrab, après le retrait de celui-ci, condamné le 12 mai 2022 à trois ans de prison et à deux ans d’inéligibilité pour l’agression de son ancien camarade socialiste, Boris Faure.

L’ex-LREM a fait appel du jugement de première instance, et un accord confidentiel conclu entre les deux parties s’est traduit par un arrêt des procédures réciproques. Autrement dit, «rien ne s’applique», et par conséquent, le Franco-Marocain devient éligible aux prochaines élections législatives partielles prévues dans les mois à venir. Devant la presse, à Casablanca, El Guerrab a dévoilé les grandes lignes de son programme qui tourne autour de cinq axes principaux.

Un programme sur cinq axes

Une fois élu, et après cinq années de terrain, El Guerrab promet de mettre en œuvre un vaste programme qu’il a dénommé «5S» (scolarité, santé, sécurité, solidarité et services consulaires). Pour la scolarité, El Guerrab regrette que «les gens paient de plus en plus cher, et soient de plus en plus mécontents», à cause de la baisse du niveau dans les établissements où étudient les enfants des Français établis dans la circonscription. «Le système actuel mérite d’être amélioré», soutient-t-il.

Concernant la santé, même constat ou presque : «la problématique de la santé est un vrai sujet car elle reste inaccessible pour beaucoup de Français». Quant à la protection des Français de l’étranger et, notamment, dans le Sahel, «c’est une question fondamentale». Le candidat estime qu’elle mérite d’être adaptée au contexte actuel, marqué par une instabilité politique grandissante dans cette partie du continent où sévissent encore des organisations terroristes, surtout au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

S’agissant du sentiment d’appartenance à la nation, en d’autres termes de la question relative à la solidarité, il relève du même registre que les thèmes précédents.

À propos du dernier point, relatif aux services consulaires, El Guerrab a le sentiment que «les consulats français à l’étranger sont des bunkers». Aujourd’hui, regrette t-il, même quand on est Français et qu’on veut rentrer dans un consulat français, on est obligé de montrer patte blanche. Guerrab promet d’abolir les procédures administratives interminables, et entend miser sur la formation des agents pour un meilleur accueil de ses compatriotes dans les représentations diplomatiques nationales.

Après avoir exprimé son incompréhension quant à la récente position du Parlement européen vis-à-vis du Maroc, El Guerrab est revenu sur les relations un peu tendues entre la France et le Royaume. Il appelle à une visite du Chef de l’État français au Maroc, le plus rapidement possible, «pour faire repartir les grands dossiers», en stand-by entre les deux pays.

Séduit par le grand potentiel de coopération entre Paris et Rabat dans plusieurs domaines, il promet de tout mettre en œuvre pour réchauffer les relations bilatérales, et pour «qu’on aille vers une nouvelle coopération». Regrettant le Maroc-bashing dans certains médias européens, il soutient, par ailleurs, que ce qui se passe entre le Parlement européen et le Royaume «n’engage en rien la France».

Le candidat, qui se présente comme un Amazigh, en homme libre donc et sans aucune casquette politique particulière, est brièvement revenu sur le sentiment d’hostilité à l’égard de la politique française dans certains pays africains, notamment en Afrique de l’ouest. Il n’y a pas de sentiment anti-Francais en Afrique. Par contre, il y a un rejet, de plus en plus prononcé, de la politique française sur le continent, a nuancé, en substance, le franco-marocain qui a, également, la nationalité burkinabée. Il s’engage à promouvoir une nouvelle coopération entre la France et l’Afrique, une coopération plus juste à l’égard du continent en dehors de toute condescende. Tout un programme !

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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