Maroc

Migration irrégulière : le Maroc, pilier de la baisse des traversées vers l’Europe

Le Maroc se distingue comme un acteur central dans la régulation des flux migratoires vers l’Europe, grâce à des mesures de contrôle renforcées et une coopération étroite avec l’UE. Selon Frontex les traversées irrégulières aux frontières européennes ont fortement diminué en 2025.

En effet ,les traversées irrégulières aux frontières extérieures de l’Union européenne ont reculé de 26 % en 2025, atteignant près de 178 000 détections, leur niveau le plus bas depuis 2021, d’après les chiffres consolidés de Frontex. Si cette baisse marque une évolution notable, l’agence européenne appelle à la prudence.

« La tendance va dans la bonne direction, mais les risques ne disparaissent pas », a averti son directeur exécutif, Hans Leijtens, soulignant que cette amélioration « n’est pas une invitation à relâcher les efforts ». Dans ce contexte, le Maroc s’impose comme un acteur central de la réduction des flux migratoires sur la route Afrique de l’Ouest–Europe, où les détections ont chuté d’environ deux tiers en un an.

Cette performance s’explique par le renforcement de la surveillance côtière et terrestre, le démantèlement des réseaux de passeurs et une coopération étroite avec Frontex et l’Espagne. Comparé à ses voisins, le Royaume affiche des résultats plus stables : la Mauritanie et le Sénégal suivent une dynamique similaire de baisse, tandis que l’Algérie enregistre une hausse des départs vers la Méditerranée occidentale et que la Libye demeure un point de pression majeur, notamment sur la Méditerranée centrale et certains corridors vers la Grèce, où les traversées ont fortement augmenté.

Frontex rappelle que la pression migratoire pourrait se déplacer rapidement sous l’effet des crises géopolitiques et des réseaux de trafic. « Rester prêt signifie avoir des agents sur le terrain, des moyens disponibles et une coopération étroite avec les partenaires », insiste Hans Leijtens.

En 2026, avec l’entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l’asile, le déploiement du Système d’Entrée/Sortie (EES) et le lancement du ETIAS, le rôle du Maroc apparaît plus que jamais stratégique pour maintenir la baisse des flux irréguliers et renforcer la sécurité aux frontières euro-méditerranéennes, dans un environnement régional toujours instable.



Incidents Maroc-Sénégal : les sanctions de la CAF sont tombées










Bouton retour en haut de la page