Rentrée universitaire : trois syndicats boycottent et annoncent deux grèves nationales

Trois syndicats représentant les fonctionnaires de l’enseignement supérieur ont annoncé le boycott de la rentrée universitaire dans les différents établissements de l’enseignement supérieur, ainsi que le port d’un brassard de protestation, du 1er au 14 septembre.
Selon un communiqué syndical, ce mouvement de protestation comprend le boycott de la rentrée universitaire et le port du brassard durant cette période, avant d’être suivi d’une grève nationale de trois jours, les 8, 9 et 10 septembre, accompagnée d’un sit-in devant le ministère de tutelle.
Les fonctionnaires de l’enseignement supérieur relevant du Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, de l’Union nationale du secteur de l’enseignement supérieur et de l’Union nationale de l’enseignement observeront ensuite une nouvelle grève de 72 heures, les 15, 16 et 17 septembre.
Les syndicats justifient cette escalade par la persistance du blocage du dialogue sectoriel et l’absence de solutions concrètes aux dossiers en suspens, en tête desquels figurent la publication du statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, la question de l’augmentation des salaires, ainsi que les revendications des fonctionnaires titulaires d’un doctorat et des détenteurs de diplômes.
Les organisations syndicales ont également insisté sur la nécessité de respecter l’engagement pris précédemment concernant l’exonération des fonctionnaires du secteur des frais d’inscription universitaire. Elles rejettent par ailleurs toute imposition de frais dans le cadre du régime du temps aménagé.
Elles ont appelé le ministère de tutelle à publier une note officielle claire précisant les modalités de cette exonération et obligeant les différentes parties concernées à l’appliquer.
Les syndicats ont enfin réaffirmé leur attachement au versement intégral et non fractionné de l’augmentation salariale, avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2026, tout en rejetant tout recul sur les engagements et les acquis précédemment convenus.








