
À l’approche des élections de septembre, le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, multiplie les promesses fortes. Lors d’un meeting à Khémisset, l’ancien Chef du gouvernement a affirmé que, s’il accédait à nouveau au pouvoir, sa « première décision » serait le retour définitif à l’heure légale.
Outre l’abandon de l’heure supplémentaire (GMT+1), le leader du Parti de la Justice et du Développement s’est engagé à supprimer le plafonnement de l’âge pour l’accès à la fonction publique. Une mesure qui vise directement à séduire l’électorat en quête de flexibilité dans le recrutement étatique.
Cette prise de position intervient alors que le débat autour de l’heure supplémentaire continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique, notamment à l’approche et à la fin du mois de Ramadan, périodes durant lesquelles le retour à l’heure légale est généralement bien accueilli par les citoyens.
Le PJD, qui avait pourtant instauré cette mesure en 2018 sous le gouvernement dirigé par Saadeddine Othmani, s’aligne désormais sur les appels à son abandon. Dans un précédent communiqué, le parti a reconnu que cette mesure n’avait pas réussi à obtenir l’adhésion populaire, malgré plusieurs années d’application.
Selon le PJD, l’heure supplémentaire aurait des répercussions négatives sur la vie quotidienne des citoyens, affectant leur productivité, leur organisation ainsi que leurs engagements, notamment en lien avec les horaires de prière, les rythmes scolaires et les activités professionnelles.








