Enseignement supérieur : la Cour des Comptes alerte sur l’absence de planification et de stratégie d’équipement

La Cour des Comptes a préconisé de mettre en place une cartographie nationale prospective de l’enseignement supérieur et d’inscrire des orientations claires concernant l’acquisition du matériel scientifique, en particulier, le matériel lourd destiné à la recherche scientifique.
Dans son rapport annuel 2024-2025, la Cour a mis en exergue plusieurs insuffisances dans l’identification des besoins et des priorités relatifs aux constructions universitaires et son équipement en matériel scientifique, ce qui ne permet pas d’assurer une offre suffisante et adaptée de bâtiments universitaires avec une hausse d’étudiants pour 100 places, outre l’absence d’une stratégie claire et formalisée en matière d’acquisition de matériel scientifique, ainsi que d’une sous exploitation récurrente du matériel qui s’explique partiellement par le manque de mutualisation et le manque d’effectifs techniques.
Concernant la transformation numérique, la rapport a évoqué certaines insuffisances dans la gouvernance du système d’information du ministère de l’éducation nationale du préscolaire et des sports et celui de l’enseignement supérieur, préconisant de renforcer la sécurité des systèmes d’information en continuant à développer l’infrastructure de sécurité et en améliorant la gestion des risques.
Par ailleurs, la gestion des foyers de l’étudiant et de l’étudiante présente des insuffisances liées à l’exploitation de leur capacité d’accueil, en raison d’une planification territoriale limitée et d’un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande en matière d’hébergement scolaire, souligne le rapport, précisant que 449 sur un total de 898 foyers n’exploitent pas pleinement leur capacité d’accueil. À l’inverse, 355 foyers, représentant environ 40% de l’ensemble, connaissent une suroccupation dépassant leur capacité légale. Cette situation affecte négativement la qualité des services et les conditions d’hébergement, notamment dans les zones les plus vulnérables, souligne le document.
Dans le domaine social, le rapport relève que « l’AMO-Travailleurs non-salariés » se heurte à une dynamique d’adhésion limitée, la couverture ne dépassant pas 30% de la population cible, et à un taux de recouvrement insuffisant, compromettant sa viabilité, ajoutant qu’en 2024, le secteur privé s’est approprié près de 91% des dépenses des prestations de soins des régimes AMO, contre 9% seulement pour le secteur public.








