Crue dévastatrice au Népal: le bilan grimpe à 270 morts
Le bilan de la crue dévastatrice survenue mercredi au Népal s’est alourdi à 270 morts, tandis que 823 personnes restent portées disparues, dont 517 ressortissants étrangers, ont annoncé jeudi les autorités népalaises.
D’une violence exceptionnelle, la crue a balayé la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l’est de la capitale.
Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), la catastrophe aurait été provoquée par l’effondrement d’un glacier, dont la puissance aurait déclenché un séisme de magnitude 5,2, suivi de glissements de terrain.
Vingt-quatre heures après la catastrophe, les autorités népalaises restent toujours sans nouvelles de 823 personnes, selon l’autorité chargée des situations d’urgence. Parmi elles figurent 517 ressortissants étrangers.
Le bureau du tourisme népalais a notamment recensé 178 Indiens, ainsi que des citoyens britanniques, malaisiens, australiens, néerlandais, américains, portugais, sud-africains, coréens et ukrainiens.
L’armée a indiqué, de son côté, que ses hélicoptères avaient permis d’évacuer 105 personnes et d’acheminer du matériel médical et de l’aide humanitaire d’urgence.
Un premier rapport technique publié jeudi par le gouvernement népalais a mis en garde contre le risque d’une nouvelle coulée, un lac formé à la suite de l’avalanche n’ayant pas encore été totalement libéré.
La possibilité d’une nouvelle vague ne peut ainsi être « immédiatement écartée », selon le rapport.
De l’autre côté de la frontière, les autorités chinoises ont fait état de trois morts et de 558 personnes toujours portées disparues, dont 260 étrangers, après le passage de torrents de boue ayant enseveli la zone de Gyirong Port, au Tibet.
Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a par ailleurs indiqué qu’une centaine de ressortissants chinois étaient portés disparus côté népalais
Les inondations et glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson, qui s’étend généralement de juin à septembre au Népal et dans plusieurs régions d’Asie du Sud.
Selon les scientifiques, le changement climatique contribue à accroître l’intensité et la fréquence de ces phénomènes météorologiques extrêmes.








