Maroc

PAM : Othmane Badel, candidat dans la circonscription de Settat

Othmane Badel, candidat du Parti authenticité et modernité (PAM) dans la circonscription de Settat, est sorti de son silence pour répondre au communiqué du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui l’avait nommément cité, estimant que sa décision de se présenter sous les couleurs du PAM aux élections législatives prévues le 23 septembre 2026 était inappropriée.

Convaincu que le dialogue constructif constitue le fondement d’une action politique réussie, Othmane Badel a expliqué, dans un communiqué publié ce mercredi et dont le Site Info a obtenu une copie, que le RNI, qui s’adresse aujourd’hui à lui par voie de communiqué dans les médias, n’avait pas pris la peine de communiquer directement avec lui durant les cinq années où il a présidé le Conseil provincial de Berrechid, à l’exception de quelques invitations à des rencontres publiques.

Othmane Badel a également souligné que « le Rassemblement national des indépendants, arrivé en tête en 2021, n’a pas été en mesure de conserver ses militants, ses responsables politiques et ses élus, parce qu’il a opté pour une méthode de gestion verticale et centralisée, déconnectée de la base ».

À l’inverse, il estime que la démarche participative adoptée par la direction collective du PAM ne lui a laissé aucune raison de remettre son choix en question et l’a conforté dans l’idée que ce parti correspond à ses convictions et à sa manière de travailler. « La meilleure preuve en est que nous avons été parmi les premiers à exprimer notre volonté de rejoindre le Parti authenticité et modernité il y a plus de deux ans », a-t-il ajouté.

S’appuyant sur ces éléments, le candidat du PAM dans la circonscription de Settat a rappelé que la liberté d’adhésion politique est garantie par la Constitution marocaine, approuvée par les citoyens, et encadrée par les lois en vigueur. Selon lui, aucun parti politique ne peut s’y opposer ni se poser en « tuteur » des choix des Marocains.

Othmane Badel a par ailleurs mis en avant les efforts des ministres issus du PAM pour établir des canaux de communication permanents et efficaces avec les différents élus locaux, afin d’accompagner leurs dossiers et leurs aspirations. Il estime que l’appartenance politique ne doit pas constituer un obstacle à cette communication ni à cet accompagnement, soulignant que ces relations reposent sur la coopération, la coordination et le service de l’intérêt général.

Enfin, il a insisté sur le fait qu’une conviction politique fondée sur les principes du parti auquel appartient un élu ne peut aller à l’encontre des attentes de la population et de ses revendications légitimes.

« Je tiens à souligner que mon adhésion au Parti authenticité et modernité repose sur ma conviction à l’égard de ses principes, de ses idées et de la méthode de travail de sa direction. Elle a également été renforcée par le soutien important que m’ont accordé les citoyens qui m’ont élu, lesquels ont clairement exprimé leur volonté de rejoindre collectivement le PAM. J’ai répondu à cette volonté avec conviction, sans hésitation ni doute », a-t-il conclu.

Le RNI dénonce des « pressions » et des tentatives de ralliement au profit du PAM

Le bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI) s’est réuni mardi 25 août 2026, sous la présidence de Mohamed Chouki, pour examiner la situation politique du pays, notamment ce que le parti qualifie de « tentatives de séduction et de pressions » exercées ces dernières semaines par le Parti authenticité et modernité (PAM) sur plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables.

Le RNI estime que ces pratiques portent atteinte à l’éthique de l’action politique et aux règles d’une concurrence démocratique saine, à l’approche des prochaines élections législatives.

Le bureau politique a notamment dénoncé le recrutement de plusieurs personnalités qui avaient été annoncées comme candidates du RNI ou qui exercent encore des mandats électifs au nom du parti. Il cite notamment Abdelhay Hartoun, Mohamed El Jemani, Zineb El Mejdoubi, Othmane Badel, Manal Badel, Bouchra El Ouardi, Abdelhafid El Mekouti et Abdelkader El Hadouri.

Le parti considère que la répétition de ces départs et la similitude des méthodes utilisées ne permettent plus de les considérer comme des cas isolés. Il estime que ces pratiques dépassent le cadre d’une compétition politique normale et pourraient porter atteinte à l’indépendance des partis et de leurs structures.

Pour le RNI, les prochaines élections doivent être une compétition entre programmes, projets et visions politiques, et non une course au recrutement de candidats issus d’autres formations. Le parti rappelle également que le choix démocratique constitue, selon la Constitution marocaine, l’un des fondements de la vie institutionnelle du Royaume.

Le RNI affirme par ailleurs qu’il n’acceptera pas ces pratiques et se réserve le droit de prendre les mesures et d’engager les procédures prévues par la loi afin de protéger son organisation et ses militants.

Malgré cette situation, le parti assure qu’il ne répondra pas par les mêmes méthodes et qu’il poursuivra sa préparation aux prochaines échéances électorales en s’appuyant sur son bilan, son programme et son organisation.

En conclusion, le RNI appelle à préserver la crédibilité de l’action politique et l’égalité entre les partis, estimant qu’aucune formation ne doit chercher à s’attribuer une position privilégiée avant que les électeurs ne se prononcent dans les urnes.

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