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Plage de Bouznika : les occupants de 300 villas et cabanons sommés d’évacuer les lieux

La situation se tend à Bouznika Plage. Les occupants de quelque 300 villas et cabanons implantés sur la baie de Bouznika ont récemment reçu des mises en demeure leur demandant de quitter les lieux.

Un huissier de justice a été chargé de notifier ces mises en demeure aux personnes concernées, leur accordant un délai jusqu’au 15 septembre pour évacuer les parcelles occupées et remettre les lieux dans leur état initial. Passé ce délai, les occupants s’exposent à une évacuation par la force publique.

Selon une correspondance de la Direction provinciale de l’Équipement, du Transport et de la Logistique de Benslimane, consultée par Le360, les personnes concernées sont considérées comme de simples « exploitants de terrains », les constructions ayant été édifiées sur des parcelles ne disposant pas de titres fonciers à leur nom.

Dans ce courrier, le directeur provincial rappelle que les autorisations d’exploitation des villas concernées avaient été suspendues dès 2014. Il prévient également que son administration pourrait engager les procédures administratives, juridiques et judiciaires nécessaires, allant jusqu’à une évacuation des lieux avec le concours de la force publique, conformément à la législation relative à la protection du domaine public.

L’Association de Bouznika Plage confirme, de son côté, avoir été informée de ces mesures. Elle indique que les mises en demeure ont été délivrées par huissier de justice à de nombreux résidents, leur enjoignant de libérer les parcelles sur lesquelles sont construites leurs résidences balnéaires.

L’association conteste toutefois la qualification juridique retenue par l’administration. Elle affirme notamment qu’une expertise aurait établi que les cabanons de la plage de Bouznika se trouvent sur des titres fonciers relevant du domaine privé de l’État et non du domaine public maritime.

Toujours selon l’association, la Direction provinciale aurait ensuite engagé une étude visant à reprendre un tracé défini de manière empirique dans le cadre d’un accord conclu dans les années 1990 entre la société immobilière privée Capri et le ministère de l’Équipement. Un tracé qui, d’après l’association, ne correspondrait pas à l’application effective des dispositions légales et réglementaires relatives à la délimitation du domaine public maritime.

Cette affaire remonte à plusieurs décennies. Les occupants actuels des parcelles, parmi lesquels figurent d’anciens hauts responsables de l’administration, avaient obtenu à l’époque l’autorisation de s’installer sur ces terrains surplombant la baie de Bouznika.

L’échéance du 15 septembre marque désormais un tournant dans ce dossier. Alors que les procédures d’évacuation semblent s’accélérer, des rumeurs circulent également sur un éventuel projet de cession des terrains qui seraient libérés après la démolition des constructions concernées, notamment au profit d’investisseurs étrangers. À ce stade, ces informations ne sont toutefois pas confirmées officiellement.

Le dossier devrait donc continuer à susciter des interrogations et pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines.

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