Hervé Renard : « Walid Regragui est l’homme de la situation pour 2026 »

À l’occasion de la sortie de son livre « Moi, le Foot, l’Afrique », l’actuel sélectionneur de l’Arabie saoudite et ancien entraîneur du Maroc est revenu avec émotion et lucidité sur ses années passées à la tête des Lions de l’Atlas. Entre fierté paternelle et analyse tactique, le technicien français a livré un regard passionné sur l’évolution du football marocain.
En effet, invité dans l’émission « Radio Foot Internationale » ce 11 février 2026, Hervé Renard a profité de la promotion de ses mémoires pour revenir avec émotion sur son passage à la tête de l’équipe nationale marocaine. Pour celui qui a ramené le Maroc sur la scène mondiale en 2018, le bilan est sans appel. « Je peux dire aujourd’hui qu’il y a 90 % de positif à retenir de mon passage au Maroc », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, interrogé sur le niveau actuel de la sélection, Renard n’a pas caché sa satisfaction de voir ses « protégés » briller au sommet du football mondial.« Quand je vois Achraf Hakimi porter le brassard ou Youssef En-Nesyri marquer dans les plus grands stades, je me sens un peu comme un grand frère fier. On les a lancés quand ils étaient des gamins, et aujourd’hui, ils portent une nation entière sur leurs épaules », a-t-il confié à Jeune Afrique dans une seconde interview.
Pour Renard, le statut du Maroc a radicalement changé. Ce n’est plus une équipe surprise, mais un géant respecté. En vue du Mondial 2026, il prévient : « Aujourd’hui, le Maroc fait partie de l’élite. C’est une équipe que même le Brésil craint. Personne ne veut tomber sur les Lions de l’Atlas en phase finale. »
Il attribue cette réussite à la vision de la Fédération Royale Marocaine de Football, saluant le travail de son président Fouzi Lekjaa pour avoir doté le pays d’infrastructures qu’il juge « supérieures à beaucoup de nations européennes ».
Malgré son attachement viscéral au pays, Hervé Renard a tenu à balayer les rumeurs d’un retour immédiat, affichant une solidarité totale avec l’actuel sélectionneur. Il a martelé : « Walid Regragui a accompli l’impossible en 2022. C’est un demi-dieu là-bas, et il mérite un respect total. Il faut le laisser travailler, il est l’homme de la situation pour 2026. »
Alors qu’il s’apprête à mener l’Arabie saoudite vers un nouveau défi mondial, Hervé Renard l’assure : si les chemins du Maroc et des Faucons Verts venaient à se croiser en Amérique du Nord, le duel serait avant tout celui de deux familles qu’il porte dans son cœur.






