Mawazine : Amine Boudchar transforme la scène Nahda en une chorale à ciel ouvert

Le maestro marocain Amine Boudchar a transformé, vendredi soir, la scène Nahda de Rabat en une immense chorale à ciel ouvert, unissant des centaines de voix dans une harmonie envoûtante, dans le cadre du 21e Festival Mawazine – Rythmes du Monde.
Le concert s’est ouvert sur une composition originale du maestro, intitulée « Mosaïca », qui mêle avec finesse des influences musicales orientales et occidentales, tout en s’inspirant des rythmes du Moyen Atlas.
Dès les premières notes de « Alf Lila wa Lila » (Les mille et une nuits), la magie a opéré. Le public s’est immédiatement laissé emporter par la mélodie, reprenant les paroles à l’unisson, avant de poursuivre sur une série de classiques, à commencer par l’incontournable « Mestaniyak ».
S’agissant du répertoire marocain, Boudchar a sélectionné pour son public, vêtu majoritairement de blanc, des classiques intemporels ancrés dans la mémoire collective, tels que « Saâ Saïda », « Ya Lli Sourtek » et « Ach Dani ».
Le maestro a ensuite fait voyager les spectateurs à travers différents univers musicaux à travers sa nouvelle création personnelle, « Ziara », qui fusionne les sonorités de l’art Aïssawoui marocain avec des influences persanes et turques. Cette parenthèse empreinte de spiritualité et de sérénité a été magnifiée par l’entrée sur scène d’une authentique troupe Aïssawa.
La soirée a également été marquée par l’apparition sur scène de plusieurs invités de renom. Ainsi, le chanteur marocain Taha Nouri a créé la première surprise en interprétant quelques-uns de ses titres les plus populaires, notamment « Belhda » et « Caftan ».
Amine Boudchar a ensuite ravivé l’ambiance avec les mélodies de « El Helwa Di », « Ala Bali » et « Ya Ghayeb », avant que le titre « Ach Dak Temchi Lazzine », accompagné d’une chorégraphie, n’enflamme le public.
La seconde surprise est venue de l’artiste marocaine Basma Boussil, qui a interprété avec brio « Etazalt El Gharam », suivie de « Marsoul El Hob » en hommage au doyen de la musique marocaine, le regretté virtuose Abdelwahab Doukkali, avant d’enchaîner avec des chants populaires marocains accueillis dans la joie par la foule.
Pour sa deuxième apparition dans l’histoire du festival, le maestro n’a pas manqué de partager avec son public son morceau personnel « Farhat Al Boussataa », qui porte en lui un message humaniste, rappelant à tous que le vrai bonheur naît des détails les plus simples de la vie.
Alors que le concert touchait à sa fin, les voix se sont élevées dans une interprétation collective magistrale de la chanson patriotique « Nidaa El Hassan », mêlant applaudissements et ovations.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 21ème édition du Festival « Mawazine – Rythmes du Monde » réunit des artistes de renom venus des quatre coins du monde, confirmant sa vocation de plateforme internationale d’échanges culturels et de dialogue par la musique.
S.L.








