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Aïd Al Adha: les Marocains sous le charme du « sardi »

Par LeSiteinfo avec MAP

A l’approche de la fête de l’Aïd Al Adha, les souks et marchés du cheptel national destiné à l’abattage affichent une offre abondante et diversifiée avec large éventail de choix selon les préférences, de la race la plus prisée « Sardi », à celle de « D’Man », de « Boujaâd », de « Timahdit » et la race de « Beni Guil ».

Indépendamment des préférences pour l’une ou l’autre des races d’ovins que compte le Royaume, force est de constater que la race Sardi vole toujours la vedette, eu égard à son allure imposante certes, mais aussi au vu de ses caractéristiques uniques qui, à bien des égards, correspondent au descriptif idéal d’une bête à sacrifice, tel qu’attribué à la Sounna du prophète Sidna Mohammed.

Cet animal majestueux, qui représente un héritage marocain ancestral, se caractérise par sa grande taille, sa queue fine et sa barbe blanche, mais aussi par son ventre, sa tête et ses pattes dépourvus de laine, avec des taches noires autour des yeux, des oreilles, du museau et des extrémités des pattes.

En raison de sa qualité inégalée et sa symbolique, ce mouton emblématique a su conquérir les cœurs et maintenir, au fil des ans, sa place en tant que race la plus prisée pour la fête du sacrifice, malgré son prix élevé par rapport à celui des autres races.

Conscient de l’importance de préserver la richesse et la diversité de ses races, le Maroc accorde un intérêt particulier au développement de l’élevage ovin, notamment le Sardi qui, visiblement, s’est fait une place de choix au Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) à travers sa présence distinguée au sein du pôle élevage du salon.

Captivant éleveurs et consommateurs, cette race ovine a son propre salon : le Salon national des professionnels du Sardi. Cet événement national qui se tient à Settat constitue une véritable vitrine du savoir-faire marocain en matière de production animale et de génétique de la race Sardi.

« Le Maroc se distingue par la richesse et la diversité de ses races ovines qui dépasse les 14 races et qui sont connues, notamment, pour la douceur de leur laine et la qualité supérieure de leur viande », a déclaré à la MAP le directeur général de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), Said Chatibi.

Evoquant la race Sardi, Chatibi a souligné que cette race constitue une « source de fierté » et incarne l’excellence de l’élevage ovin marocain, relevant que ce type de mouton est prisé pour sa grande taille, sa viande tendre et savoureuse et son pelage laineux.

S’agissant du berceau de cette race, il a indiqué qu’il se trouve principalement dans la province de Settat, particulièrement dans la région de Béni-Meskine, expliquant que sa capacité d’adaptation à différents environnements fait qu’on la trouve dans différentes zones, notamment au niveau du triangle de la Chaouia, Tadla et Abda.

A noter que le secteur de l’élevage est l’un des moteurs de la croissance économique du Maroc, disposant des atouts qui lui permettent d’occuper les premiers rangs en termes de chiffre d’affaires estimé à environ 35 milliards de dirhams par an, et contribuant de manière significative au développement économique et social de notre pays en créant des opportunités d’emploi, estimées à 95 millions de jours de travail par an.

L’élevage au Maroc dispose d’un cheptel important qui comprend plus de 31 millions de têtes, dont 21,6 millions d’ovins, 6,1 millions de caprins, 3,3 millions de bovins et 183.000 de camelins.

S.L

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