
Mohamed Makrouf, porte-parole de la Fédération Royale Marocaine de football, a affirmé que le Maroc n’a jamais annoncé son retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine.
Contacté par Le Site info, Makrouf a précisé que ni la Fédération ni la Confédération africaine de football n’ont communiqué d’information officielle concernant la CAN féminine, soulignant que toutes les rumeurs qui circulent actuellement sont totalement infondées.
La CAN féminine se déroulera du 17 mars au 3 avril aux stades Moulay El Hassan et Al Madina à Rabat, à Larbi Zaouli à Casablanca et au Grand Stade de Fès.
Rappelons que Gayton McKenzie, ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, est revenu sur les propos tenus par sa vice-ministre, Peace Mabe, au sujet de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies 2026.
Elle s’était exprimée publiquement lors de la cérémonie de remise des prix de la Super League Hollywoodbets, puis au micro d’une chaîne publique, affirmant que le Maroc aurait fait part de son incapacité à organiser le tournoi, laissant ainsi entrevoir une éventuelle reprise par l’Afrique du Sud.
Dans un communiqué, McKenzie a ainsi tenu à clarifier la position de son ministère. « L’Afrique du Sud a exprimé sa volonté de soutenir la CAF, si nécessaire, en étudiant des solutions alternatives d’organisation pour la WAFCON 2026. Ces échanges s’inscrivent dans des discussions continues initiées par la CAF, qui examine divers scénarios de contingence, conformément à son rôle de gestion responsable du football continental».
Et de souligner : « À ce stade, aucune décision officielle n’a été prise pour relocaliser le tournoi. Le Maroc demeure l’hôte de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026. La CAF n’a enclenché aucun processus alternatif d’attribution».
Selon McKenzie, une éventuelle organisation par l’Afrique du Sud nécessiterait une confirmation officielle de la CAF, l’approbation des instances gouvernementales compétentes, la validation des villes hôtes, la disponibilité des stades, des capacités d’hébergement et de transport et la finalisation des garanties gouvernementales et des accords opérationnels requis.
« Les propos de la vice-ministre traduisent l’engagement historique du gouvernement sud-africain en faveur du football africain et la confiance du pays dans sa capacité à accueillir de grands événements sportifs internationaux. Ils ne constituent en aucun cas une confirmation officielle ni une prise en charge des responsabilités d’organisation », a-t-il assuré.
Et de conclure : « Le ministère poursuivra ses échanges avec la CAF de manière structurée et responsable. Toute annonce officielle interviendra uniquement après l’aboutissement de l’ensemble des processus requis et la prise de décisions formelles».
R.Z. (avec N.M)






