Une fin de course émouvante qui restera dans les annales (vidéo)

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Lors de la dernière étape du Championnat du monde de triathlon, disputée dimanche à Cozumel (Mexique), rarement une finale n’a offert autant d’intensité dramatique.

Médaillé d’argent aux Jeux de Rio en août, le benjamin des frères Brownlee semblait se diriger inexorablement vers son deuxième titre mondial, après 2012, seul en tête avec la ligne d’arrivée juste devant lui à quelques hectomètres. Mais l’Anglais a alors soudainement commencé à tituber et zigzaguer, totalement inconscient, après 1500 m de natation, 40 km à vélo et 9,7 km de course à pied, sous une chaleur humide très éprouvante.

Son frère Alistair, double champion olympique en titre, qui se trouvait derrière lui, est alors venu l’aider, en le portant, allant même jusqu’à littéralement le pousser pour qu’il puisse franchir la ligne. Une fois la ligne passée, Jonathan s’est écroulé, totalement KO et a été pris de vomissements.

« D’habitude, c’est quand tu as trop bu. Cette fois, c’était le contraire », a ironiquement commenté le Britannique sur Twitter.

Mais entre-temps, Jonathan avait été dépassé par le Sud-Africain Henri Schoeman, le vainqueur du jour, et a donc terminé 2e. « Ce n’est pas la façon dont je voulais terminer la saison, mais j’ai donné tout ce que j’avais. Merci Alistair, ta loyauté est incroyable », a-t-il également posté, avec une photo où on le voit alité à l’hôpital.

Seulement 2e, Jonathan Brownlee devait alors espérer que l’Espagnol Mario Mola, en tête au classement général avant Cozumel, 9e et dernière manche des World Series, ne finisse pas mieux que 6e.

Mais l’Espagnol, lâché à vélo, a justement fini 5e, derrière le Sud-Africain Richard Murray. Suffisant pour être donc couronné champion du monde, sur le fil, avec 4 points d’avance au classement général final devant le benjamin des Brownlee (4819 points contre 4815). (avec AFP)

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