Ces champions de surf encore méconnus au Maroc

Le Maroc est connu pour ses plages de surf, le pays est même une destination touristique à part entière pour ce sport. Mais au delà de ses beaux spots, le Maroc a encore mieux à offrir au monde du surf: des « dompteurs de vagues » de talent malheureusement encore méconnus.

Neil Aboufirass fait partie de cette génération née dans les vagues. Agé de 15 ans à peine, il a déjà à son actif une dizaine d’années de pratique.

Il a en effet commencé à surfer à l’âge de 5 ans et a remporté sa première compétition à Agadir alors qu’il n’avait que 9 ans. Deux ans plus tard, il débutait à l’international au sein de l’équipe nationale de surf du Maroc.

Neil accumule les titres: Champion Maroc Surf des moins de 16 ans, Vice-champion de la même compétition dans la catégorie des moins de 18 ans, 3e au championnat Aquitaine France… et ce n’est là que son palmarès en 2018.

Pour arriver à ce niveau, Neil se restreint à une discipline rigoureuse et s’entraîne avec différents coachs (le franco-marocain Aziz Bouchga, le portugais Jao Antunes). Il se mesure aussi aux vagues dans le monde entier: Hawaï, Portugal, Indonésie… et bien évidemment au Maroc notamment à Safi (Ras Lafâa) et à Agadir (La pointe des ancres) qui font partie avec Backdoor à Hawaï de ses spots préférés.

Le surf n’est pas réservé qu’aux hommes et une Casablancaise le confirme en dominant la discipline toutes catégories d’âges confondues. Il s’agit de Lilias Tebbaï sacrée plus jeune championne de surf du Maroc du haut de ses 15 ans et qui rêve de se lancer à l’international.

Malheureusement, le Maroc est encore peu représenté au niveau professionnel à l’international faute de sponsors et d’accompagnement pour ces jeunes talents. En Australie, les champions de cette discipline spectaculaire gagnent jusqu’à 2 millions d’euros dont les 4/5e proviennent des sponsors qui ont compris très tôt le bénéfice à tirer de l’image de ces sportifs de haut niveau pour représenter leurs marques.

« Nous avons une génération de champions et championnes exemplaires, ils sont beaux, talentueux, bien éduqués et travaillent à l’école… ils sont d’une maturité exceptionnelle pour leur âge et rêvent de porter le drapeau du Maroc dans les compétitions internationales…pour cela, ils ont besoin qu’on les accompagne financièrement car leur préparation nécessite énormément de dépenses que leurs parents seuls ne peuvent pas assumer », explique Youssef Zerrad, producteur très impliqué dans le paysage du surf marocain.

Espérons que son message soit entendu par de futurs sponsors et par les institutions nationales qui aideraient ces jeunes à graver leurs noms dans l’univers du surf au même titre que Gerry Lopez ou Kelly Slater.

Fatim Zahra Hamil


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