Ahmad Ahmad raconte son interpellation à Paris

Dans une interview accordée à L’express du Madagascar, Ahmad Ahmad est revenu sur son interpellation à Paris, ainsi que sur plusieurs dossiers qui font l’actu.

Le président de la CAF a tout d’abord évoqué son interpellation à Paris. « Ce n’était pas un cas isolé. J’ai été auditionné, et je suis libre. Les enquêteurs m’ont traité avec respect, quand ils sont venus me chercher à mon hôtel. Et d’ailleurs, je savais à l’avance qu’ils viendraient. Une fois dans leurs locaux, ils m’ont toujours très bien traité. Mon avocat est arrivé, par la suite, pour me demander s’il y a une plainte contre moi, ce qui n’était pas le cas. Plusieurs personnes ont été entendues pour blanchiment d’argent. Le procureur a publié un communiqué pour annoncer qu’il n’y avait aucune charge. Comme je l’ai dit, ce n’est pas un cas isolé, mais c’est la suite de ce que je vis en Égypte. Il existe des problèmes à la CAF, laquelle était dirigée par deux familles depuis sa création. Ainsi, quand vous arrivez pour apporter du changement, vous vous heurtez à divers obstacles. Les gens qui y ont été évincés tentent alors de discréditer l’équipe dirigeante de la CAF, y compris ma personne », a-t-il souligné.

Au sujet de la nomination de la SG de la FIFA, Fatma Samoura, comme déléguée générale pour l’Afrique, le Malgache a déclaré: « J’avais deux choix. Soit trouver un consultant externe, soit solliciter un soutien de la FIFA, la maison mère, comme je l’ai déjà fait quand j’étais président de la Fédération. J’ai choisi la seconde solution, qui est inédite, novatrice. La FIFA est déjà passée par une période laborieuse similaire auparavant. Son président, Gianni Infantino, nous présente toujours une main tendue. Réformer une
gestion de trente ans, ce n’est pas évident. Je lui ai dit que la meilleure personne pour nous aider est Fatma Samoura. Je connais son passé. C’est elle qui a mené la communauté internationale dans la gestion de la crise de 2009 à Madagascar. C’est aussi une Africaine et je sais qu’il y a une certaine sensibilité à ce sujet. C’est pourquoi j’ai proposé son nom au président de la FIFA, qui a accepté. J’ai alors négocié personnellement avec Fatma Samoura, pour savoir si elle était disponible an de nous venir en aide. On dit que je ne maîtrise pas le comité exécutif. Mais toutes les propositions que j’ai soumises ont toujours été validées. Toutefois, comme dans toute organisation, il y a toujours une ou deux personnes en désaccord. Fatma Samoura accompagnera la CAF. Elle sollicitera également des experts. La FIFA a aussi fait appel à un cabinet privé spécialisé en audit international ».

Le patron de la CAF a également évoqué l’utilisation de la VAR en Afrique. « Après mon élection, on avait utilisé la VAR lors du
premier tournoi qu’on a organisé, à savoir le CHAN. On a également sollicité la VAR dans d’autres compétitions, notamment en finale de la Ligue des Champions et en Coupe de la CAF, cette année. Il y a eu des dysfonctionnements, certes. Mais je précise
que recourir à la VAR n’est pas une décision à prendre à la légère. On en a débattu avec les techniciens de la CAF, puis on a consulté les hauts responsables de l’arbitrage à la FIFA. Il faut être prudent. Je compare cela à un pilote d’avion, qui doit accumuler un certain nombre d’heures de vols. C’est pareil pour l’arbitre, lequel doit avoir un certain nombre d’heures d’utilisation de la VAR. Avant la CAN, seuls quatre arbitres étaient aptes à faire usage de l’assistance vidéo. Aujourd’hui, ils sont seize. Et encore, deux arbitres européens nous ont assistés durant cette CAN. Lors de la finale, le grand patron de l’arbitrage à la FIFA était présent. Comme quoi il faut s’entraider pour maîtriser cet outil », a-t-il indiqué.

Ahmad n’a pas manqué de parler des nouveaux formats des finales de la Ligue des Champions africaine et de la Coupe de la CAF. « Il y a toujours eu des problèmes avec l’organisation de la finale retour. Il fallait initier des investigations, compte, on a pris la décision de jouer une finale unique. Le choix du terrain se fait sur appel à candidature. Pour la saison prochaine, nous dévoilerons prématurément la ville qui accueillera la finale. Et ce, an d’éviter de mauvaises interprétations, comme quoi le choix aurait pu être fait pour avantager un club ou un autre. Prenez l’exemple de l’UEFA. Quand une ville est choisie, la décision est maintenue coûte que coûte, peu importe si c’est le club de cette ville qui joue la finale. C’était notamment le cas de la Ligue des Champions en 2012. Il y a plusieurs critères permettant de déterminer la ville hôte de la finale, comme l’état de la pelouse ou encore l’affluence des supporters. Un groupe d’étude se penchera sur la question,afin de nous assurer du meilleur choix », a-t-il conclu.

A.K.A.


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