Vidéo: le moment où Mezouar a parlé de l’Algérie

Tout a commencé par un communiqué du ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’étranger diffusé dimanche dernier.

“Le gouvernement de Sa Majesté le Roi dénonce la démarche irresponsable, maladroite et irréfléchie de M. Salaheddine Mezouar, président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), qui a cru devoir commenter la situation interne en Algérie lors d’une conférence internationale tenue à Marrakech”, peut-on lire.

Cette déclaration a soulevé des questionnements au niveau de la classe politique et de l’opinion publique quant à son timing et ses véritables motivations, précise le communiqué.

La CGEM, poursuit la même source, “ne peut se substituer au gouvernement de SM le Roi dans la prise de positions sur les questions internationales et notamment le développement dans ce pays voisin”, ajoutant que la position du Royaume du Maroc à ce sujet est “claire et constante”.

“Le Royaume du Maroc a, en effet, décidé de s’en tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux développements en Algérie. Le Maroc s’abstient de tout commentaire à ce sujet. Il n’a ni à se mêler des développements internes que connaît ce pays voisin, ni à les commenter de quelque manière que ce soit”, conclut le communiqué.

Aussitôt après, Mezouar a annoncé sa démission aux membres de la CGEM, en les remerciant et sans donner d’explications. Lors du Forum World Policy qui s’est récemment tenu à Marrakech, le désormais ex-patron de la CGEM avait lancé:

“Le Maghreb est en train de vivre des mutations structurelles porteuses d’espoir. Ce que j’observe en Algérie est porteur d’espoir. Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’Algérie ne reviendra pas en arrière. Le pouvoir militaire devra accepter de partager le pouvoir. La solution à la problématique algérienne, c’est d’emmener le pouvoir algérien à accepter la solution du partage du pouvoir. Mais il va devoir composer avec ceux avec lesquels il a mené une guerre intérieure pendant dix ans. Parce que c’est l’une des rares forces qui reste encore en Algérie. Toutes les formations politiques historiques sont rejetées par la population”.

S.L.

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