Un parti politique s’insurge contre l’imam de Meknès

Le Mouvement populaire tire à boulets rouges sur ce qu’il appelle “les prédicateurs de la fitna”.(ndlr: ce mot arabe revêt plusieurs sens selon le contexte. Celui de “mécréance” est le plus approprié dans ce cas de figure).
Ceci, suite aux propos diffamatoires de l’imam de la mosquée Sbata, à Meknès lors de son prêche de la prière solennelle du vendredi.
L’on se rappelle que le prédicateur avait accusé les villes de Martil et d’El Hajeb d’être des lieux de débauche et de dévergondage. Ce qui, d’ailleurs, lui a valu une suspension de six mois par le ministère d’Ahmed Toufiq.
Et le parti de l’Epi a qualifié ces propos diffamatoires de “contraires aux principes de l’islam tolérant et aux valeurs marocaines traditionnelles, reposant sur le principe du juste milieu et de la voie médiane”.
Le communiqué du MP, dont Le Site info détient copie, pointe certains prédicateurs qui osent ternir la réputation de populations de villes et de tribus et porter atteinte à leur honneur et à leur fierté.
Certaines mosquées sont souvent le théâtre de “fatwas” et de sermons violents, incitant au meurtre et accusant d’apostasie tous les citoyens n’ayant pas les mêmes opinions. Ces incitations sont le fait de prédicateurs censés prêcher la bonne parole, la fraternité et la solidarité, ajoute le communiqué du MP.
Il est donc impératif que les autorités compétentes diligentent des enquêtes afin que cessent ces abus et que les lieux de culte retrouvent leur sacralité. C’est seulement ainsi qu’il sera mis fin aux agissements criminels de ces fauteurs de troubles, menaçant la sécurité et la stabilité de du pays, conclut le communiqué du Mouvement populaire.
Larbi Alaoui (avec Mohamed Fernane)

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