Trump consolide le soutien de Washington au Sahara marocain

La promulgation, vendredi, par le Président des Etats Unis, Donald Trump, de la loi de finances au titre de l’année 2019, conforte la position légitime du Maroc sur son Sahara et vient consolider, encore une fois, le soutien de Washington au plan marocain d’autonomie, dans la mesure où ce texte de loi contient des dispositions explicites, dans son article III, qui prévoit que les fonds alloués au Maroc doivent être rendus disponibles à la coopération dans les provinces du sud.

Pour les observateurs à Washington, cette disposition conforte aussi le Maroc comme unique interlocuteur et représentant concernant les provinces du sud, et consolide le soutien effectif des Etats Unis à la dynamique de développement inclusif que connaît cette partie du Royaume.

Cette même dynamique a vu les provinces du sud s’engager sur la voie du progrès et du développement, dans le cadre d’une approche éminemment citoyenne permettant aux populations de s’approprier leur destin et d’être une partie agissante dans la définition des orientations stratégiques du Royaume.

En effet, les dispositions claires et limpides de la loi des finances américaine apportent ainsi un démenti cinglant à la polémique qui avait été entretenue par les adversaires du Maroc sur une soi-disant exclusion du Sahara ou un revirement de la position des Etats Unis, après l’installation d’une majorité démocrate à la chambre des représentants du Congrès.

Cette adoption vient également prouver la convergence des positions entre les branches exécutive et législative US. C’est la concrétisation même du soutien bi-partisan clair, constant, et sans ambiguïté du congrès des Etats Unis à la justesse de la position du Maroc, n’en déplaise aux adversaires du Maroc qui ont tout tenté pour parasiter les relations entre le Maroc et ses partenaires, dont les Etats Unis.

Ce nouveau développement, qui renseigne sur la fécondité du partenariat séculaire Maroc-Etats Unis, fait écho également à la position constante des Etats Unis vis-à-vis du plan d’autonomie, qualifié de “sérieux, crédible et réaliste”, sous quatre administrations successives et ce, de Bill Clinton, à Donald Trump en passant par les exécutifs que dirigeaient George W. Bush et Barack Obama.

Dans un contexte géostratégique plus large, les dispositions concernant le Sahara marocain contenues dans la loi budgétaire américaine, ne sont pas une évolution positive isolée. C’est un nouveau développement qui vient s’ajouter aux revers multiples essuyés par le “polisario”, à savoir; l’adoption de l’accord de pêche par le Parlement européen et le rejet du recours des séparatistes devant le Cour de Justice de l’UE.

Le soutien du congrès et de l’Administration américains, ainsi que la décision des instances Européennes (Conseil, Commission et Parlement), de ne pas exclure le Sahara, clos le débat sur la légalité des Accords internationaux conclus par le Maroc avec ses pays partenaires. Seul le Royaume du Maroc est juridiquement habilité à négocier et signer de pareils Accords.

Enfin, la loi budgétaire américaine de 2019 appelle l’Administration américaine à renforcer la surveillance de la livraison des aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf, en Algérie, y compris les mesures prises pour s’assurer que les réfugiés vulnérables reçoivent cette aide.

Ces dispositions font clairement écho aux détournements et trafics avérés et documentés, à travers lesquels les éléments du “polisario” et leurs protecteurs s’approprient, pour leur propre enrichissement personnel, l’aide internationale destinée aux populations vulnérables des camps.

Rappelons que le rapport de l’Office de lutte anti-fraude (OLAF), organisme relevant de la commission de l’UE, avait, à l’instar d’autres ONGs et organismes internationaux, mis le doigt sur les détournements, à l’échelle industrielle et depuis des années, des aides humanitaires destinées aux populations parquées dans des conditions inhumaines à Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, détournements qui servent, entre autres, à entretenir les dépenses somptueuses des chefs du “polisario”.

Cela n’a pas échappé au législateur américain. La loi adoptée par le Congrès US demande, en effet, au Secrétaire d’Etat de présenter un rapport, sous 45 jours, “décrivant les dispositions prises pour renforcer le contrôle de la livraison de l’assistance humanitaire aux réfugiés en Afrique du Nord”, dans une référence à peine voilée à la population des camps de Tindouf en Algérie.

FF. (avec MAP)

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