Sur Al Aoula, El Omari se prononce sur l’affaire des terrains

L’émission Daif Al Aoula a clôturé sa saison par l’invitation de Ilyas El Omari, le secrétaire général du PAM.

Cette émission, diffusée dans la soirée du 26 juillet, a tenu toutes ses promesses. En effet, les téléspectateurs étaient curieux de savoir comment allait réagir Ilyas El Omari, le leader du PAM, par rapport à l’actualité et surtout aux multiples déclarations de Benkirane.

Il semble que l’animateur de l’émission ait lui-même concocté le programme et les questions afin de la rendre attractive et captivante.

D’emblée, en réponse à une question sur l’acquisition des terrains par les hauts commis de l’Etat, El Omari est allé droit au but, tout en égratignant Benkirane au passage à cause de son silence : «En tant que SG d’un parti, il a le droit de garder le silence, mais en tant que chef du gouvernement, il doit se prononcer sur le sujet !»

Et d’ajouter que la solution réside dans la réécriture du décret à titre rétroactif afin de permettre à l’Etat de procéder à une révision fiscale. Pour lui, l’ouverture de ce dossier fait diversion en éloignant le peuple marocain de la véritable question de l’heure, celle de l’analyse du bilan gouvernemental.

A ce sujet, El Omari a dressé un tableau noir des réalisations, notamment en mentionnant le taux de croissance de 1.2% annoncé qui révèle, si l’on considère le taux démographique de 1,6%, que la croissance est négative.

A propos de la réforme des retraites, le SG du PAM n’y est pas allé par quatre chemins. Il compte, a-t-il dit, si le PAM accède au pouvoir, remettre en cause la loi de réforme des pensions civiles et ouvrir un débat aussi large que possible avec tous les intervenants, afin de trouver la meilleure formule qui ne léserait pas les salariés et les fonctionnaires.

El Omari s’est attardé sur le programme de son parti, tout en indiquant qu’il souhaitait un débat national autour de ses orientations et une participation massive des citoyens.

Sur la plan de sa gestion de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, il a avoué qu’il ne lui consacre que 30% de son temps, mais délègue ses pouvoirs aux autres membres du Conseil. Par conséquent, a-t-il précisé, quand le gouvernement décidera des indemnités des présidents de régions, il refusera d’être payé : «Je ne peux être rémunéré pour un travail que je ne fais pas à temps plein.»

A la fin de l’émission, il s’en est pris à tous ceux qui veulent faire peur aux Marocains en lançant des slogans creux et en se présentant comme les sauveurs du pays sans lesquels le Maroc ira à la dérive.

Etaient présents sur le plateau Mohamed Ouzzine, coordinateur des commissions électorales du Mouvement populaire et Driss Merroun, ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire du même parti (MP) et pourtant membres de la coalition gouvernementale…

T. J.


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