Une station-service en échange d’une candidature au nom du PJD

L’Union constitutionnelle avait publié un communiqué incendiaire visant le PJD qui a réussi à débaucher le coordinateur du parti à Sidi Kacem, Abderrahmane Harfi, pour le mettre en tête de liste. Cette affaire s’est révélée être une transaction entre les deux parties.

Le détournement d’une personnalité du calibre de Harfi est resté en travers de la gorge de Sajid. Dénoncée vigoureusement par la direction de l’UC, cette pratique a montré que le PJD a usé de moyens de l’Etat pour appâter des responsables de partis concurrents, afin d’alimenter ses listes de candidatures en prévision des prochaines élections.

Ce moyen immoral et bafouant toutes les règles de la déontologie, selon le communiqué de l’Union constitutionnelle, a encore une fois révélé au grand jour que tous les coups sont permis pour atteindre l’objectif final.

Ainsi, des rumeurs avaient circulé selon lesquelles le responsable en question, père de Farid Harfi, le député et membre du bureau politique de l’UC, aurait reçu des promesses fermes, de la part d’un membre du secrétariat général du parti de Benkirane, pour lui faciliter l’octroi d’une autorisation d’ouverture d’une station-service, sur un axe routier de la région de Sidi Kacem.

Lire aussi : L’Union constitutionnelle dénonce les « dérives dangereuses » du PJD 

Or, Abderrahmane Harfi avait déjà déposé une demande dans ce sens en 2015, mais le ministre de l’énergie, Abdelkader Amara, l’avait rejetée.

Mais, cette fois-ci, le coup de pouce de Abdelali Hami Eddine a été concluant, puisque le ministre a signé l’autorisation au profit du requérant, le 23 août 2016, soit quelques jours avant la clôture des listes des candidatures à Sidi Kacem.

amara

A rappeler que le PJD a débauché – une première dans les annales politiques ! – le secrétaire général du parti Al Ahd, Najib Ouazzani. Celui-ci est davantage mû par un sentiment de vengeance vis-à-vis du PAM que par un ralliement idéologique au parti islamiste, en décidant de se présenter à Al Hoceïma, le fief historique d’Ilyas El Omary.

T. J.


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