Sahara: un expert marocain passe au peigne fin la table ronde de Genève

Me Sabri Lhou n’en démord pas! Pour l’avocat spécialiste de l’affaire du Sahara et vice-président du Centre marocain de la diplomatie parallèle et du dialogue des civilisations, la table ronde de Genève a connu plusieurs dysfonctionnements et erreurs.

Dans une déclaration à Le Site Info, Me Lhou rappelle que lesdites erreurs sont inhérentes à la nature des propositions préconisées par le Conseil de sécurité pour mettre fin au sempiternel conflit préfabriqué autour du Sahara marocain.

Ces résolutions onusiennes privilégient une seule et unique solution politique, juste et équitable pour laquelle les parties concernées se doivent de trouver un consensus en marge des dynamiques régionales. Et parmi les erreurs relevées, Sabri Lhou cite celle commise par le Conseil de sécurité qui confond la solution politique et l’intégration régionale avec la notion d’autodétermination. Celle-ci devrait être appréhendée selon les parties concernées et non pas selon des définitions sélectives et tronquées, telles que veulent l’imposer le Front Polisario et son mentor algérien.

Aussi, pendant l’acte deux de la table ronde de Genève, le Polisario a-t-il usé et abusé d’artifices pour faire avaler la pilule, constatant la justesse de la position marocaine et l’incapacité des Nations Unies à organiser un référendum au Sahara marocain.

Ces divergences sur la notion d’autodétermination entre les quatre parties prenantes, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario de la table ronde de Genève, les 21 et 22 mars courant, risquent de peser lourd sur le devenir des prochains pourparlers. Plus de quatre décennies que ce conflit préfabriqué perdure, ce n’est pas demain la veille que l’on en verra le bout du tunnel car les séparatistes et leur protecteur patenté ne veulent pas raison garder.

Larbi Alaoui (avec Kawtar Zaki)

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