Sahara: le Maroc continue de rallier les soutiens en Amérique Latine

En Amérique Latine et dans les Caraïbes, le Maroc a réussi, ces dernières années, à rallier davantage les soutiens à la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

Sous le leadership du roi Mohammed VI, une action diplomatique efficace et soutenue a permis de consolider les acquis et gagner de nouvelles adhésions à la cause nationale. Ces avancées confirment, de l’avis des experts, le soutien de la communauté internationale à l’approche pragmatique, constructive et fondée sur la légalité prônée par le Maroc pour faire avancer le processus politique sous l’égide de l’ONU, mais attestent aussi de l’isolement continu du polisario, dont l’idéologie séparatiste est de plus en plus bannie.

Dans le cadre du dynamisme de la diplomatie marocaine pour consolider les liens avec les pays de cette région, une délégation parlementaire mexicaine de six députés de différents partis politiques, dont le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés, Femat Bañuelos, effectue cette semaine une visite de travail au Maroc. L’objectif de ce déplacement est de renforcer la coopération interparlementaire et le rapprochement entre les deux pays et faire connaître le développement politique, économique et social de part et d’autre. Il s’agit notamment d’une occasion idoine pour les élus de ce grand pays d’Amérique Latine de voir de visu la réalité sur le terrain en particulier le nouveau modèle de développement des provinces du Sud du Royaume. La diplomatie marocaine a déployé en effet, ces dernières années, une offensive dans la région en vue du retrait de la reconnaissance de la soi-disant rasd et consacrer son isolement, à l’heure où le séparatisme et les discours idéologiques dépassés et obsolètes sont désormais caduques dans cette région comme ailleurs dans le monde.

Avec la Barbade, le Salvador est l’un des derniers pays de la région à confirmer cet élan international contre le séparatisme, en se positionnant clairement en faveur du soutien de la marocanité du Sahara.

Le retrait par le Salvador de sa reconnaissance de la pseudo « Rasd » est un « coup dur » pour le polisario qui continue de voir ses soutiens s’effriter en Amérique Latine, explique, dans une déclaration à la MAP, la professeure des Relations internationales à l’Université des Amériques de Puebla (UDLAP), Claudia Barona Castaneda.

L’échec de la thèse séparatiste en Amérique latine est de ce fait on ne peut plus patent. L’année 2019 a connu en effet la poursuite du retrait de reconnaissance du Polisario: Malawi et Zambie en Afrique et Le Salvador et Barbade en Amérique latine. En Amérique Latine, « cette réalité impose une politique de rapprochement intelligente avec les pays qui composent cette entité géographique en perpétuelle mutation », a souligné, à cet effet, le président du think-tank « Nej Maroc », Mohamed Badine El Yattioui relevant que le Maroc a inscrit cette action dans les orientations prioritaires de sa politique internationale.

L’échange de visites entre les responsables marocains et leurs homologues des pays de la région, accéléré depuis la visite historique du roi Mohammed VI, en 2004, dans cinq pays d’Amérique latine (le Mexique, l’Argentine, le Brésil, le Pérou et le Chili), conforte un choix volontaire et volontariste d’ouverture sur le monde et de diversification des partenaires, estime l’expert dans une déclaration à la MAP. Ce choix stratégique pour un pays situé à la croisée de deux continents, se veut, selon lui, surtout porteur de projets concrets de coopération sud-sud. Ainsi, la tournée effectué en 2019 par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita en République Dominicaine, au Surinam, au Chili, au Brésil et au Salvador, a été marquée par la conclusion de plusieurs accords de coopération, ce qui témoigne d’une détermination persistante d’inscrire cette coopération sud-sud dans la durabilité.

Un aspect déterminant de la politique étrangère marocaine consiste en l’action soutenue pour le renforcement de la coopération sud-sud, a fait observer, dans ce sens, le président du Centre latino-américain des études pour la démocratie, Antonio Yelpi, soulignant l’importance de renforcer davantage cette coopération avec les pays de la région pour relever les défis communs.

L’offensive diplomatique marocaine permet au Royaume de forger des liens d’amitié et de coopération diplomatique avec d’autre pays d’Amérique centrale et des Caraïbes.

La diplomatie marocaine commence à engranger les bons résultats en étant plus offensive, a ainsi relevé le professeur des Relations internationale à l’université mexicaine.

El Yatioui estime, dans ce cadre, l’importance d’élaborer une véritable stratégie globale pour répondre aux spécificités de l’Amérique latine, anticiper les évolutions des différents pays et comprendre leurs spécificités.

« L’Amérique centrale n’est pas le Cône Sud. Les pays andins ont une dynamique et des ambitions différentes de ceux des Caraïbes. Une meilleure connaissance de ces sous-ensembles est vitale afin de mieux défendre la stratégie nationale », a-t-il expliqué, notant l’importance notamment de consolider la coopération entre la diplomatie et les universités pour la formation de spécialistes de chaque région.

Globalement, les relations entre le Maroc et les pays d’Amérique Latine ont connu un développement notable et une importante amélioration dans tous les domaines. Les responsables marocains et leurs homologues de cette région ont notamment multiplié les rencontres et l’échange de visites.

Lors de sa récente participation à Panama City à la 12ème Assemblée générale du Parlement latino-américain et des Caraïbes (Parlatino), qui coïncidait avec la commémoration du 55ème anniversaire de la création de cette organisation, le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach, a exprimé la disposition du parlement marocain à hisser les liens de coopération avec les parlements des pays d’Amérique latine des Caraïbes pour faire face aux défis communs à tous les niveaux.

Dans ce cadre, il y a lieu de citer aussi la visite de travail au Costa Rica d’une délégation parlementaire marocaine, lors de laquelle le président de la Chambre des conseillers et le président de l’Assemblée législative du Costa Rica, Carlos Ricardo Benavides, avaient signé un accord visant à renforcer la coopération entre les institutions législatives des deux pays.

A cette occasion, le président de l’Assemblée législative du Costa Rica a exprimé le soutien « total » de son pays à la proposition d’autonomie soumise par le Maroc en vue d’une « solution définitive et pacifique » au différend autour du Sahara marocain.

Pour accompagner cette dynamique diplomatique et parlementaire, une plus grande coopération culturelle, universitaire et économique est plus que nécessaire. Car, selon El Yatioui, entre Maroc et l’Amérique latine, il existe un partenariat à redéfinir et à approfondir davantage.

S.L. (avec MAP)

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