Rétablissement des relations Pérou/rasd: un expert péruvien se prononce

Le Président de l’Institut péruvien de droit international et des relations internationales (IPEDIRI), Miguel Rodriguez Mackay, a estimé que le rétablissement des relations avec la rasd, constitue « un sérieux revers pour le Pérou, du point de vue du droit international ».

Dans une tribune publiée par le site d’opinion « ElMontenero », sous le titre révélateur de « Maúrtua (ministre des AE) et le faux pas sur le Sahara marocain », Mackay a rappelé à l’adresse du chef de la diplomatie péruvienne que, du point de vue du droit international, « la question du Sahara ne peut être considérée comme une question de décolonisation, mais plutôt comme une affaire d’intégrité territoriale du Maroc ».

Au Conseil de sécurité des Nations Unies, ajoute-t-il, cette question est considérée comme « un différend régional en attente d’une solution politique négociée » et aucune « résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ne qualifie le Maroc de puissance occupante, en raison de sa présence au Sahara ».

De même, le Conseil de sécurité ne cesse de réitérer, dans ses résolutions successives, l’importance de relancer le processus de résolution de ce différend, en mettant clairement en évidence l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara.

Le spécialiste péruvien a souligné que le Maroc, en faisant prévaloir les principes juridiques, inscrits dans le droit international, de libre circulation et de libre transit international, le Maroc a réussi en 2020 à ouvrir, pacifiquement, le poste frontière de Guergarat, qui relie le territoire marocain à Mauritanie.

Mackay a rappelé que ce passage frontalier avait été « interrompu par les milices du polisario, avec le soutien de l’Algérie, qui mène une campagne de subversion contre la souveraineté marocaine, en encourageant en vain la sécession au Sahara ».

Dans sa déposition devant le congrès la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Oscar Maurtua, a ignoré de mentionner ces « actions efficaces du Maroc » pour débloquer la « zone tampon » conformément aux règles du droit international.

« Il est évident que le Maroc a agi pacifiquement, avec le souci d’ouvrir le passage frontalier devant la circulation des personnes et des marchandises (…), dont l’interruption était une absurdité totale de la part du polisario ».

Dans ce contexte , la décision péruvienne de rétablir les relations avec le polisario est « un acte d’ingérence flagrant », a écrit Mackay, qui y voit une « impertinence en politique étrangère bien plus grave qu’on puisse l’imaginer ».

L’expert péruvien a déploré le fait que « le ministre des Affaires étrangères a négligé, dans sa présentation au Congrès, que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé à une écrasante majorité – 13 voix pour et 2 abstentions – une nouvelle résolution (2548) sur le Sahara, qui a matérialisé, une fois de plus, l’objectif central de l’ONU, qui est le maintien de la paix sur la planète ».

Mackay prévoit que « cette base solide de droit » puisse permettre que le processus de règlement actuel afin d’aboutir à l’instauration d’une région autonome au Sahara faisant partie intégrante du territoire marocain.

« Comment alors, connaissant cet agenda diplomatique à l’ONU, avons-nous osé rétablir une relation diplomatique inexistante ? », s’insurge l’expert péruvien, qui estime que « le chancelier doit retourner au Congrès, car ses explications rapides n’étaient pas convaincantes ».

RM


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