Prix du carburant: que va faire le gouvernement El Othmani?

En présentant le projet de loi de finances 2019 devant les deux Chambres du parlement lundi, Mohamed Benchaâboun a souligné que l’exécutif prévoit de réaliser un taux de croissance de 3,2 % en 2019 et de contenir l’inflation à moins de 2%.

Mais ces prévisions, a-t-il souligné, sont tributaires des prix de pétrole et du gaz et autres contraintes sociales. Au regard des fluctuations des prix du pétrole (augmentation de 40% par rapport à la même période, l’an passé), il est à prévoir quelques impacts qui forcément affecteront l’équilibre financier du budget de l’Etat. Cela ne prête guère à l’optimisme.

Le quotidien arabophone Al-Massae, croit savoir que des ajustements auront lieu en cours de route, comme ceux, déjà effectués lors de l’exercice 2018. Ces ajustements avaient eu pour conséquences une augmentation dans les dépenses du fonds de compensation d’environ un milliard de dirhams dans la facture financière.

Aussi et au vu du coût des importations d’énergie à venir, les charges de la compensation devraient augmenter de quelque 5 milliards de dirhams par rapport aux prévisions.

Si l’approbation du PLF 2019 est un fait, cela n’a pas empêché un débat pour le moins ardent quant à une éventuelle réduction des prix du pétrole à la pompe. Entre les marges de l’Etat appelées à s’amenuiser et celles plus spéculatives des opérateurs du secteur, les tractations ont porté sur ce vieux contentieux dont ce n’est pas demain la veille qu’il risque d’être résolu.

M.J.K

 

 

 

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