Polisario: Effervescence à Tindouf depuis le départ de Bouteflika

Depuis déjà plusieurs semaines, les camps de la honte de Tindouf connaissent une effervescence accrue. Il s’agit d’un vrai Hirak des réfugiés, expression de la colère des populations à l’encontre des dirigeants de Front Polisario.

C’est ainsi que manifestations et marches protestataires ont eu lieu, le week-end dernier, à l’intérieur des camps de la honte, s’insurgeant contre la décision des séparatistes et de leur mentor algérien d’instaurer le couvre-feu.

Les manifestants ont exigé la levée de la restriction de certains de leurs droits, donc celui de circuler librement à l’intérieur des camps et à l’extérieur. Ils n’ont pas manqué non plus de fustiger la décision des autorités algériennes et de la direction des séparatistes, la jugeant une violation flagrante des droits de l’Homme.

De même que les populations sahraouies ont lancé un appel à la communauté internationale lui demandant son intervention afin que soit levé le blocus qui leur est imposé, depuis des décennies, par l’Algérie et les milices polisariennes.

D’un autre côté, plusieurs médias ont rapporté des déclarations de certains manifestants, discréditant les contradictions manifestes des dirigeants du Front.

“S’ils s’accrochent à la thèse du référendum d’autodétermination, ils feront mieux de permettre le droit à la Sahraouis, surtout parmi les jeunes liberté de circulation des populations des camps afin qu’elles déterminent elles-mêmes si elles veulent rester à Tindouf ou fuir l’enfer des camps”, ont-ils affirmé.

Le couvre-feu précité a comme objectif de renforcer la surveillance aux passages des postes frontaliers, particulièrement avec le Royaume et la Mauritanie. Et empêcher ainsi l’évasion de Sahraouis, surtout des jeunes, vers le Maroc, comme cela s’est produit il y de cela quelques semaines.

A signaler que le timing des manifestations et marches des séquestrés des camps de la honte coïncide avec l’effervescence des villes algériennes, qui continue de plus belle, même après la démission de Bouteflika. Et nos voisins de l’est exigent le départ de tous les symboles du système en place afin de pouvoir, enfin, jouir d’une vraie et nouvelle expérience démocratique.

Larbi Alaoui

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