PJD: Mustapha Ramid réagit à l’affaire Hamieddine

Le dirigeant du PJD Abdelali Hamieddine est accusé d’homicide volontaire, suite au meurtre de l’étudiant de gauche Benaïssa Aït El Jid. S’il est une réaction, au timbre bien particulier, c’est sans doute celle du Ministre d’Etat en charge des Droits de l’Homme et membre du bureau politique du PJD Mustapha Ramid.

Immédiatement après l’annonce, Ramid a dit sa surprise quant à la décision du juge d’instruction de rouvrir le dossier après que l’affaire fut jugée en 1993. Abdelali Hamieddine avait été impliqué dans ce meurtre et inculpé dans un premier temps. Il avait écopé de deux ans de prison ferme avant d’être innocenté par la suite, au grand dam de la famille d’Ait El Jid qui n’avait pas admis cette décision de la justice.

Et Mustapha Ramid de monter au créneau: “En sortant cette décision judiciaire de son cadre et en la colorant politiquement, on a dérogé au principe d’un procès équitable”. Et d’ajouter qu’il est de la “plus haute importance de considérer que cette position découle d’une relation personnelle ou politique avec la victime”.

Ce serait un coup d’État dans le cours de la justice au Maroc que de reconduire avec acharnement des questions réglées par le pouvoir judiciaire pour être réexaminées. C’est une chose dangereuse. “En ce qui concerne ma désapprobation face cet acharnement vil, j’espère un peu d’équité et l’espoir d’un retour à la normalité. Il faut rétablir la loi et mettre fin à cette grave déviation que cette décision a engendrée…”.

L’histoire s’est passée le 23 février 1993 à proximité de la faculté de droit Dar El Mehraz de Fès. Des étudiants appartenant au mouvement Réforme et renouveau et à Al Adl Wa Al Ihssane ont intercepté deux autres étudiants de gauche, Benaïssa Aït El Jid et Haddioui El Khammar, qui étaient à bord d’un taxi. Ils les ont violemment agressés, tuant l’un et blessant gravement l’autre. Des années après, l’affaire a ressuscité grâce au témoignage d’El Khammar qui a failli perdre la vie, avec Ait El Jid, si ce n’avait été l’aide de quelques personnes présentes pendant l’agression qui a coûté la vie à Aït Jid.

M.J.K.

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