Moncef Belkhayat tacle le PJD et évoque son avenir

Dans un entretien accordé cette semaine au magazine TelQuel, Moncef Belkhayat a parlé de plusieurs sujets d’actualité. L’homme d’affaire a été interrogé sur le RNI, sur Aziz Akhannouch, Salaheddine Mezouar, mais aussi sur les candidats à la présidence de la CGEM et sur les dernières rumeurs. 

Sur le volet politique, Moncef Belkhayat n’est pas tendre avec le PJD qu’il accuse d’avoir menti aux Marocains sur l’égalité des chances ». « Ce parti a placé des centaines de responsables au sein de l’administration, avec pour conséquence de baisser le niveau de l’administration comme en témoigne la faiblesse de notre service de santé ou de notre éducation ». Pour lui, le PJD n’apporte pas de confiance aux entrepreneurs et pousse les Marocains à penser leur avenir ailleurs qu’au pays. Au contrario, il défend son parti d’avoir travaillé sur des secteurs productifs.

Dans cet entretien, Moncef Belkhayat défend Aziz Akhannouch récemment ciblé par un rapport de la Cour des comptes. « Le rapport de la Cour des comptes sur Halieutis, parmi tant d’autres, n’a pas pris en compte les réponses du ministre et de ses équipes quant aux commentaires des auditeurs… Aziz Akhannouch a répondu, chiffre à l’appui, en commission parlementaire. Les chiffres qu’il a présentés sont très loin de ceux de l’audit. Mais il est bizarre de voir autant de différences », tonne Moncef Belkhayat qui respecte l’institution de Driss Jettou, mais dénonce « l’imprécision du rapport ». Toujours pour défendre son président, Belkhayat revient sur la question des hydrocarbures et rappelle notamment que « le décret qui libéralise le prix des hydrocarbures a été signé par Abdelilah Benkirane (…) Mais il n’en a pas payé le coût politique contrairement à Aziz Akhannouch qui n’est qu’un opérateur parmi 14 ». Après avoir rappelé le travail du RNI dans les régions, Belkhayat pense qu’il est temps, « après 10 ans de pouvoir du PJD de passer à une nouvelle alternance avec des partis libéraux qui pourront être aux commandes pour au moins une législature ». Et surprise, l’homme politique annonce qu’il accompagnera le RNI jusqu’aux élections de 2021 et se retirera pour laisser la place aux jeunes.

Moncef Belkhayat a aussi été interrogé sur la CGEM. Il a confirmé qu’il n’a jamais été candidat, puisqu’il est déjà engagé politiquement. Revenant sur l’éviction de Mezouar, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports rappelle que « Salaheddine est un ami qui a été également mon président au RNI. Mais c’est un homme politique qui a été ministre pendant longtemps. Je l’ai dit auparavant, je pense qu’il était trop policé pour ce job (…) C’est un homme intelligent qui rebondira ». Pour Belkhayat, le ticket Alj-Tazi est celui qui doit prendre les commandes de la CGEM, car c’est « une paire complémentaire »…

S.L.

 

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