Maroc: un parti virtuel est né: « les Progressistes »

« Créer un énième parti politique ? Ce n’est ni notre intention, ni notre objectif, ni notre ambition », affirme un membre du « Parti Virtuel des Progressistes ».

Ce « parti virtuel » est en fait un « parti pris ». « Face aux risques de repli, aux dérapages liberticides, au danger de remise en cause de nos acquis (droits de la femme, marginalisation de notre jeunesse, entraves à la culture, verrouillage des mentalités…), nous voulons offrir une force de frappe, une puissance d’expression, un moyen de communication, un outil pédagogique, à tous ceux qui veulent rallumer les lumières, remettre de l’énergie, de l’enthousiasme dans notre société, redonner des raisons de croire dans le progrès – pour tous ! », explique notre source.

Le web sera leur champ d’expression : page Facebook, compte twitter, site, blog… ouverts aux voix progressistes.

« Nous voulons œuvrer pour le progrès, pour la justice sociale, pour la parité, pour le vivre ensemble… »

Des noms connus du milieu associatif sont derrière ce projet. On citera Narjis Rehraye, Laila Ouachi, Yannick Soussana Assor, Khouloud Kebali Sajid, Jihane Bougrine, Souad Mekkaoui, Fanny Mergui, Nouria Zendafou Rezeg, Hind Daif, Albert Oiknine, Hicham Lahlou, Mehdi Alioua, Amine Lagssir, Hicham Khayat, Aziz Lamrani, Moustapha Belhaj, Oussama El Bakkali, Majid Bennis, Nabil Brouz, Abderrahim Bourkia et Ahmed Ghayet.

Voici par ailleurs le communiqué intégral du « parti virtuel » :
 
« En 17 années, le Maroc a changé, beaucoup changé ! Le développement économique, l’évolution de nos infrastructures, notre place sur la scène internationale… sont autant d’avancées incontestables que nous devons avant tout à notre Souverain.

Paradoxalement, c’est sur le plan sociétal que nous trébuchons. Nous pouvons tous constater que ces dernières années ce sont les mentalités qui marquent le pas, voire régressent.

Or, nos valeurs culturelles et cultuelles sont un socle solide. Elles n’ont nul besoin de faux tabous ! Les Marocain(e)s sont adultes et ont besoin d’être éclairés sur les défis, les enjeux et non pas enfermés dans un discours culpabilisant et infantilisant.

La lutte contre la relégation, contre l’exclusion, contre l’intolérance grandissante, contre le repli, l’indispensable combat à mener pour garantir la place de la femme, l’accès à la culture, l’émancipation de notre jeunesse… sont un seul et même combat, le combat pour l’ouverture, le combat pour l’avenir et pour de futures générations de femmes et d’hommes bien dans leur tête, bien dans leur peau, qui auront appris à vivre ensemble en harmonie, en complémentarité et non en opposition et en confrontation !

Réagir, agir pour  un projet de société humaniste, progressiste et pluraliste ou périr, tel est le choix qui se pose à tous les partisans d’un Maroc ouvert, respectueux des libertés et attaché au vivre-ensemble.

Le moment est crucial, non pas pour quelques-uns d’entre nous, mais pour notre société toute entière dont l’héritage, le patrimoine fait d’ouverture, de diversité, est gravement remis en cause…

Par trop de silence, d’atermoiements, de renoncements, d’égoïsme, les progressistes – c’est-à-dire ceux qui souhaitent et accompagnent le progrès ‘’intelligent’’ sans pour autant renier les valeurs constitutives de notre identité – ont laissé la parole aux tenants du repli et du rejet de l’Autre.

Aujourd’hui, les droits de la femme en particulier, mais aussi la jeunesse, la culture… sont pris dans un étau dont les mâchoires se resserrent.

Il est temps de (re)trouver la parole, de (re)tisser le lien social, de faire preuve de pédagogie, en direction de nos concitoyens,  pour produire du sens, offrir un choix, ouvrir une autre voie : celle du mieux-être, du juste milieu, pour l’ensemble de notre population !

Et où la classe modeste sera remise au centre des vraies préoccupations (sociales, économiques, humaines) !

Nous ne pouvons nous résoudre à voir nos concitoyens sommés de « choisir » entre une vision « obscurantiste’ » de notre société et une attitude passive, silencieuse, faite de renoncements… Nous voulons offrir autre chose à nos concitoyens car un autre modèle est possible. C’est à cela que nous souhaitons nous atteler : un projet de société humaniste, progressiste et pluraliste, où chacun(e) aura sa place.

Convaincus que la mission est immense mais nécessaire et possible, nous unissons nos compétences, notre volonté, nos forces… pour les mettre au service de ce projet.

De la culture à l’indispensable participation au vote, en passant par l’action concrète et mobilisatrice, nous nous engageons pour ce Maroc « de toujours » qui aujourd’hui a besoin de nous tous pour retrouver ses couleurs.

Les couleurs de la diversité, du vivre-ensemble, de la liberté ! »


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