Maroc: un député se demande s’il faut recourir à YouTube

Le chef du groupe parlementaire de l’unité et de l’égalitarisme (Parti de l’Istiqlal) vient de s’insurger contre « l’interaction négative » du gouvernement, surtout concernant les dispositions de l’article 252 du règlement intérieur du Parlement. Ledit article se rapporte à la prise de parole à la fin de chaque séance hebdomadaire des questions orales.

Aussi, l’objection de Noureddine Mediane concernait-elle deux propositions du parti de la Balance, dont le traitement était urgent et ne pouvait souffrir d’aucun retard supplémentaire. Malheureusement, regrette-t-il, l’Exécutif n’a pas daigné interagir pour exprimer son avis sur les propositions istiqlaliennes.

La première, rappelle le chef du groupe parlementaire du PI, se rapportait au long débrayage des étudiants en médecine, augurant d’une année universitaire blanche. Quant à la deuxième proposition, elle se rapportait aux grèves des enseignants contractuels de ce que l’on nomme « la cellule 9 ».

Dans le même cadre, le Parti Authenticité et Modernité rejoint l’Istiqlal dans son analyse et soutient que les dispositions de l’article 152 doivent inciter le gouvernement à interagir avec les propositions des groupes parlementaires.

Une proposition du parti du Tracteur était également restée lettre morte. Elle se rapportait aux prélèvements sur les salaires des fonctionnaires, coïncidant avec l’avénement du mois sacré de Ramadan.

« Devant cette sourde oreille gouvernementale, devrions-nous avoir recours à des vidéos sur la chaîne YouTube pour espérer l’interaction de l’Exécutif? », s’interroge, mi-figue mi-raisin, une source PAMiste.

Larbi Alaoui




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