Maroc: comment des partis veulent écarter le PJD

Les prochaines échéances électorales ne sont pas pour demain la veille, loin s’en faut! L’an de grâce 2021 où il est prévu qu’elles aient lieu doit encore attendre des mois et des mois. Deux ans et demi, plus exactement!

Pourtant, les partis politiques, majorité et opposition confondues, sont atteints d’une amnésie partielle, voire totale pour certains d’entre eux, concernant leurs problèmes internes et leurs responsabilités dans l’encadrement des citoyens, selon Al Ousboue Assahafi.

Oubliées également la concrétisation de projets au profit des électeurs de la majorité et la défense des intérêts de ceux de l’opposition, ajoute l’hebdomadaire arabophone.

Alors, qu’est-ce qui fait courir les partis politiques? Les prochaines, et lointaines, échéances électorales, pardi! Et surtout, ce qui les préoccupe déjà, c’est la manière dont sera désigné le futur chef de gouvernement, précise la même source.

L’article 47 de la Constitution est le sujet qui prime dans cette guéguerre larvée entre les partis politiques marocains. A rappeler que ledit article stipule que le roi nomme “le chef de gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants, et au vu de leurs résultats (…)”.

Sauf que plusieurs voix s’élèvent contre cette disposition de l’article 47 et demandent sa révision. Parmi ces voix partisanes, les plus insistantes sur ce point sont celle du premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, ainsi que celle l’ayant précédée de Hakim Benchamach, secrétaire général du PAM.

A tous ceux qui proposent la révision de l’article 47 de la Constitution, l’actuel chef de gouvernement n’a pas manqué de rétorquer d’une manière des plus cinglantes. A l’occasion d’une rencontre du PJD tenue vendredi dernier, Saâeddine El Othmani a estimé que ceux qui appellent à un amendement expriment ainsi leur sentiment de désespoir et de désillusion. Et ce, au lieu d’oeuvrer à convaincre les citoyens de voter en leur faveur lors des prochaines élections législatives.

De son côté, Mohamed Nabil Benabdallah assure que l’appel à l’amendement de l’article 47 aura des répercussions très négatives sur l’option démocratique du Royaume. Le secrétaire général du PPS va jusqu’à affirmer que cet appel a un objectif bien précis, et pas du tout “isolé”. La même source écrit que le patron du parti du Livre fait assurément référence en cela à la conformité des requêtes antérieures du premier secrétaire de l’USFP, parti faisant partie de l’Exécutif, avec celles du secrétaire général du parti du Tracteur, exprimées, il y a un mois, lors d’une rencontre avec les militants PAMistes de la Région Rabat-Salé-Kénitra.

Larbi Alaoui

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