Maroc-Algérie: se dirige-t-on vers la réouverture des frontières ?

Les frontières terrestres entre les deux pays voisins, partageant la même langue, la même religion, les mêmes us et coutumes, des liens consanguins et d’amitié séculaire, sont fermées depuis 1994.

N’est-il pas temps, après 25 longues années, de leur réouverture?. Selon des sources de « Independant Arabia », un dialogue a été ouvert par « une partie souveraine » algérienne avec des académiciens dans ce sens. Les mêmes sources croient savoir que ledit dialogue pourrait porter ses fruits, sachant que des « indicateurs positifs » du Royaume sont prévisibles.

Il est aussi à rappeler que depuis les mouvements protestataires que connait l’Algérie, ce qui est appelé « le Hirak populaire », les discours des autorités marocaines ne sont plus du tout emprunts d’une certaine « animosité » larvée qui était celle des deux pays voisins.

Cette lueur d’espoir a été confortée par un « Hirak sportif ». Celui-ci a été joyeusement célébré des deux côtés de la frontière terrestre, aux environs de Saïdia, à l’occasion du beau sacre des Fennecs à la Coupe africaine des Nations 2019, ayant été abritée par l’Egypte.

IL EST GRAND TEMPS

Le journaliste algérois, spécialiste des relations maroco-algériennes, a déclaré « qu’il est temps de revoir la démarche à entreprendre concernant ce dossier ». Mais Reda Chennouf ne pense guère que « l’Algérie puisse passer outre les conditions qu’elle exige depuis des décennies ».

De même qu’il ne croit pas que le gel du dossier des frontières terrestres ait un quelconque rapport avec la personne de l’ex-président algérien et de son régime. Ceci, dit-il, « car le problème existe avant même l’avènement de Abdelaziz Bouteflika ».

Et Chennouf ajoute que la question de la réouverture des frontières entre les deux pays voisins est plus « une revendication populaire qu’une exigence politique ». Les deux peuples veulent ces retrouvailles sans entrave et « nous avions remarqué la liesse aux frontières pendant les rencontres de la CAN ».

Quant à l’Algérie officielle, elle pose toujours, depuis trois décennies, des conditions à la réouverture des frontières avec le Maroc. A savoir, toujours selon le journaliste algérien, que « Rabat ait un plan de lutte contre la contrebande de drogue et la migration clandestine ».
EN ATTENDANT LE PRESIDENT
D’autre part, avant l’élection du successeur de Bouteflika, il est peu probable,sinon impossible, que les actuelles autorités algériennes pensent avoir ce dossier dans leurs préoccupations de l’heure. Les dirigeants d’après l’ère bouteflékienne ont d’autres chats à fouetter!
Mais qu’ils sachent que les peuples algérien et marocain appellent de tous leurs vœux cette réouverture des frontières terrestres, pour des raisons de bon voisinage, de fraternité , de liens communs et de consanguinité Les autorités marocaines et, à leur tête leroi Mohammed VI, partagent les mêmes vœux. La balle est dans le camp des dirigeants algériens, au pouvoir maintenant et qui le seront quand le,Algérie désignera démocratiquement le successeur de Bouteflika.

Larbi Alaoui


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