L’ex-PJDiste, Aâtimad Zahidi, évoque une nouvelle destination politique (VIDEO)

Aâtimad Zahidi, députée ayant préféré quitter le PJD, il y a de cela quelques mois, en protestation contre « la situation à laquelle est parvenu le parti », est l’invitée de cet épisode de l’émission de Le Site info « Nissae wa siyassa » (Femmes et politique).

La désormais ex-PJDiste, membre du Conseil de Témara, a révélé que l’idée de débarquer du navire islamiste n’était pas sur un coup de tête, mais a été mûrement réfléchie. Ceci, pour des raisons inhérentes à la façon autoritaire du parti de régler ses problèmes internes, comme sa mauvaise gestion des affaires générales.

Zahidi a également souligné que ces problématiques internes du PJD se sont muées en affrontements et conflits. Constat qui l’a incitée à mettre un point final « à cette expérience qui a duré deux décennies ». Cependant, a-telle précisé, se retirer « en silence et dans le calme » de la vie politique ne fait pas partie de sa nature, assurant qu’elle est encore en possession de capacités et de compétences à même de la faire avancer vers une présence politique plus importante dans les années à venir.

De même que Aâtimad Zahidi a révélé que l’idée de présenter sa démission du parti islamiste est née des circonstances internes et du cumul des dysfonctionnements constatés. Lesquels dysfonctionnements, d’après elle, datent du départ de Benkirane et ont pris plus d’ampleur depuis la nomination d’El Othmani aux postes de SG du parti et de chef de gouvernement. Et parmi ces problématiques PJDistes, l’ex-députée a cité le discours politique du parti, sa situation interne, sa gestion des problèmes en ce qui concerne ses relations avec les autres instances politiques du pays.

Par ailleurs, l’invitée de « Nissae wa siyassa » ne compte pas en rester là et pense répondre présent, lors des prochaines échéances électorales de cette année 2021, sous la bannière d’un autre parti. Sachant, a-t-elle précisé, avoir déjà reçu plusieurs propositions émanant de dirigeants politiques de rejoindre les rangs de leurs partis. Le défi à relever actuellement, à ses dires, est la création « de partis politiques forts ».

D’autre part, Zahidi a affirmé que la présence féminine, aussi bien au sein des partis qu’à celui des instances constitutionnelles, demeure toujours un sujet d’un débat régional et national, voire même mondial.

Ce dysfonctionnement sexiste, l’ex-PJDiste l’attribue à la culture masculine dominante dans la société, mais également à l’incapacité sociétale d’intégrer la femme dans la vie politique pour mettre tous les centres du pouvoir entre les mains de la gent masculine. En cela, les partis politiques se doivent d’assumer une plus grande responsabilité dans la concrétisation plus importante de la participation des femmes et des jeunes et ce, en créant des outils susceptibles d’encourager ces franges de la population, ainsi « qu’en ayant la volonté politique d’intégrer pleinement la femme dans l’action politique », a conclu Aâtimad Zahidi.

Larbi Alaoui et Khadija Chafi

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