Les parlementaires en colère contre les ministres d’El Othmani

Les partis politiques, représentés à la Chambre des représentants, ont exprimé, ce lundi, leur colère devant ce qu’ils qualifient de «mépris» dont le gouvernement fait montre envers l’instance législative.

A l’ouverture de la séance de questions orales à ladite Chambre, plusieurs présidents de groupes parlementaires ont pris la parole pour dénoncer le peu de cas que les membres du gouvernement font des questions qu’ils posent. Ce qui représente, indiquent-ils, une violation de l’article 152 du règlement interne de la Chambre.

Ainsi, Rachid Laabdi, président du groupe Authenticité et Modernité, a estimé que le gouvernement n’interagit pas de façon suffisante avec les questions d’actualité, relevant que la présence dans la séance de lundi de seulement trois ministres, au lieu des quinze attendus, constitue une dépréciation du travail parlementaire.

Abondant dans le même sens, Mohamed Moubdie, président du groupe haraki et coordonnateur de la majorité parlementaire, a insisté sur la nécessaire réactivité du gouvernement et la présence de ses membres. Son avis est d’ailleurs partagé par Mustapha EI brahimi, président du groupe Justice et Développement qui a exhorté les membres du gouvernement à se présenter à la Chambre pour répondre aux questions qui leur sont posées.

Pour Aicha Lablaq, présidente du groupe du Progrès et du Socialisme, cette question a souvent été évoquée dans l’enceinte du Parlement et il a été décidé, lors d’une réunion entre les présidents des groupes parlementaires et le président de la Chambre, Habib El Malki, que ce dernier allait prendre contact avec le chef de gouvernement, Saâeddine El Othmani, pour le sensibiliser à la nécessité pour les ministres d’assister aux séances des questions orales. Le gouvernement se dérobe quand il s’agit de rendre des comptes sur certaines questions qui intéressent l’opinion publique, a-t-elle asséné.

Toutes les absences doivent être dûment justifiées, a renchéri Amam Chokrane, président du groupe socialiste, qui estime que le gouvernement envoie des signaux négatifs et dévalorise l’action du Parlement.

Pour sa part, le groupe Istiqlalien de l’Unité et de l’Egalitarisme a lancé, par la voix de son député, Omar Hjira, que tous ceux qui affirment que les gouvernements précédents ont légué un lourd passif doivent au moins admettre que les membres des gouvernements précédents assistaient aux séances parlementaires. Le gouvernement actuel doit respecter le Parlement marocain et le peuple marocain, a encore insisté Hjira.

S.Z.

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