Le PJD défend le député qui a critiqué les touristes belges

Le PJD a affirmé que la sortie du parlementaire Ali El Asri qui avait publié un post sur les touristes belges venus au Maroc pour désenclaver un village à Taroudant n’engage en rien le parti. Le député avait en effet critiqué le fait qu’elles soient vêtues de shorts, provoquant ainsi la colère de la Toile.

Le vice-secrétaire général du PJD Slimane Amrani a rappelé, à ce propos, que la liberté d’expression est un principe sacré au sein du parti, précisant qu’elle a toujours été respectée et préservée. Toutefois, a-t-il souligné, le parti de la Lampe n’est pas concerné par la publication vivement critiquée d’Ali El Asri. «Les positions et les décisions officielles du PJD sont annoncées via des communiqués, des interviews et des déclarations de ses leaders. Aucun membre n’a le droit de se prononcer sur tout et de n’importe quelle façon», s’est insurgé Amrani.

Il a tout de même tenu à défendre Ali El Asri face à ceux qui l’accusent de faire l’apologie du terrorisme. «El Asri n’a pas incité à la violence et à la haine. Ceux qui lui ont adressé ces accusations visent à entacher la réputation du parti et à attaquer ses leaders. De toute façon, nous refusons de répondre à ce genre de futilités et nous n’allons jamais faire de la censure. J’ai déjà assuré que la liberté d’expression est sacrée au sein du parti», a ajouté Amrani.

Rappelons que le député PJDiste Ali El Asri a violemment critiqué les touristes belges qui se sont rendus à Taroudant à cause de leurs tenues vestimentaires. Les bénévoles, qui se sont occupées du réaménagement d’une route pour désenclaver un village étaient vêtues de shorts et de tee-shirts, ce qui a déplu au politicien.

«Depuis quand les Européens travaillent-ils en tenues de plage sur les chantiers ? Tout le monde sait qu’ils sont exigeants en matière de sécurité. Personne ne peut accéder à un chantier de construction sans se couvrir et mettre un casque et des gants», s’est insurgé Ali El Asri.

La police a, de son côté, arrêté lundi soir un enseignant d’école primaire. Agé de 26 ans, il a été interpellé dans la ville de Ksar El Kébir après avoir publié un post sur Facebook dans lequel il faisait l’apologie du terrorisme et incitait à des actes criminels dangereux à l’encontre des touristes belges faisant du bénévolat.

Ces menaces ont poussé l’ASBL flamande Bouworde à prendre la décision de ne plus envoyer, cet été, de nouvelles équipes de bénévoles au Maroc. L’association Bouworde avait envoyé ces jeunes filles dans le village d’Adar. L’ambassade a assuré que “le groupe n’est pas en danger”. “Nous avons en revanche reçu le conseil de ne plus envoyer de nouveaux groupes au Maroc. Nous allons suivre cet avis”, indique Karen Heylighen, porte-parole de l’association.

N.M.

 

 

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