La FGD se positionne en alternative et ouvre une troisième voie

La Fédération de la gauche démocratique (FGD), fruit d’une alliance scellée en 2007 entre trois formations, se veut une force alternative dont le principal credo est l’instauration d’une monarchie parlementaire.
« Avec nous, un autre Maroc est possible », proclame le slogan de la FGD, dirigée par la secrétaire générale du PSU (Parti socialiste unifié), Nabila Mounib.
En quelques mois, cette universitaire de 56 ans, seule femme à la tête d’un parti politique au Maroc, s’est faite une incontestable place sur la scène politique avec son franc-parler et ses formules chocs.
« La bipolarité entre un pôle conservateur et un pôle moderniste est fausse », déclare-t-elle à l’AFP.
« La partie dite conservatrice (les islamistes) a montré qu’elle était adepte, du point de vue économique, du néolibéralisme avec tous ses effets néfastes. Tandis que l’autre pôle, abusivement appelé moderniste, n’a jamais parlé de modernité », pense Mounib.
« Ces deux partis ne répondent pas aux aspirations des Marocains, à savoir asseoir une vraie démocratie. Nous nous plaçons entre eux, et proposons une voie qui est celle d’une vraie réforme politique, via une séparation des pouvoirs », propose-t-elle.
En 2011, au plus fort des Printemps arabes, Nabila Mounib avait soutenu les contestations de rues, connues au Maroc sous le nom de « Mouvement du 20 février » et rejeté la réforme constitutionnelle express, trop limitée à son goût, lancée par le souverain pour calmer la révolte.
Un appel en forme de lettre ouverte, parue mi-septembre signée d’une centaine d’intellectuels, personnalités du monde de la culture et de la société civile, a été très remarqué.
Les signataires appelaient Mounib à faire de la FGD une force de changement, face à ceux « qui disent que la réforme est possible tout en continuant à s’arranger avec les corrompus. Et les autres qui se disent progressistes mais qui cautionnent l’autoritarisme sous couvert de lutte contre le fondamentalisme religieux ».
Ce discours pourrait trouver un écho auprès des « déçus de la politique » et des abstentionnistes (55% aux législatives de 2011).
Selon Mohamed Sassi, ex-secrétaire général du PSU et figure de proue de la gauche marocaine, la Fédération de la Gauche démocratique vise le pouvoir en 2021.
(avec AFP)


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