Ilyas El Omari jette un pavé dans la mare de la classe politique

S’exprimant lors des travaux du conseil national extraordinaire du PAM, organisé samedi, Ilyas El Omari a décortiqué dans son discours, la situation politique qui prévaut suite aux élections législatives du 7 octobre 2016. Mais ce qui ne devait être qu’une analyse objective du déroulement du processus de formation du gouvernement, s’est transformé en accusations directes adressées à la commission de révision de la constitution conduite par El Manouni.

Le secrétaire général du PAM a dévoilé devant les membres de son parti les dessous des tractations qui avaient accompagné l’élaboration de la nouvelle constitution de 2011. Ainsi, selon lui, il y a une compromission flagrante entre cette commission et le PJD, dont seule la proposition qui figure dans l’article 47 de la loi fondamentale a été retenue.

Et El Omari de préciser que 22 partis politiques, dont le PAM, avaient, à l’époque, proposé des solutions alternatives au cas où le chef de gouvernement désigné échoue dans sa mission. Aussi, les propositions prévoyaient-elles en cas d’échec, de désigner le représentant du 2ème parti, le leader de la 3ème formation ou de la 4ème, jusqu’à ce qu’une majorité nette soit dégagée.

Mais, « je ne sais pas pourquoi seule la proposition du PJD a été retenue envers et contre 22 autres partis », s’interroge-t-il. Pour lui, c’est le parti de Benkirane qui est responsable du blocage actuel et ne fait que subir les conséquences de sa proposition contenue dans l’article 47 de la constitution, qui ne prévoit d’autres alternatives que la désignation d’une autre personnalité du même parti ou l’organisation d’élections législatives anticipées.

T.J


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