Hydrocarbures: le plafonnement est une décision irrévocable, selon Daoudi

A l’instar  du remaniement ministériel qui joue au chat et à la souris , une autre question est une partie de cache-cache du gouvernement El Othmani. Il s’agit du fameux plafonnement des marges bénéficiaires des carburants liquides promis, puis démenti, puis repromis par le dirigeant PJDiste, Lahcen Daoudi.

Ainsi, lors de la dernière séance des questions orales, sous l’Hémicycle, le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance a été catégorique. A la lumière de la flambée des prix à  l’international, le plafonnement est une décision irrévocable,  si ce n’est une question de temps pour que cela devienne effectif.

” Les prix des carburants flambent et cela risque de générer d’autres hausses au cas où la situation au Proche-Orient s’envenimerait”, a déclaré Lahcen Doudi à la Chambre des  conseillers, mardi dernier.

L’Exécutif assume ses responsabilités envers les citoyens. Il a promis le plafonnement et il tiendra sa promesse, assure-t-il. Quand au retard pris concernant cette décision (ndlr: la date initiale prévue était entre fin février 2019 et la demi-mars), il incombe aux consultations encore en cours entre les six partis politiques au sein du  gouvernement, réfutant ainsi les accusations d’incapacité et de fuite en avant, proférées à l’encontre de l’Exécutif.

Par ailleurs, Daoudi a assuré qu’au cas où les carburants connaîtraient une autre flambée des prix, le gouvernement saurait prendre les mesures adéquates et ne fuirait pas ses responsabilités. De même qu’il a exprimé ses craintes que le prix du baril de pétrole Brent n’atteigne les 100 dollars si un conflit embrase le Proche-Orient.  Le Maroc a une réserve d’un mois et “nous obligerons les sociétés de distribution à mettre à la disposition  des régions leurs stocks en hydorcarbures de cette précieuse matière  car il est impensable que leurs réserves restent stockées quelque part”, prévient-il.

De leur côté, des députés de la chambre des conseillers persistent à maintenir leurs accusations à l’encontre de l’Exécutif, incapable de juguler ou  de mette fin aux  hausses incessantes des prix des carburants à la pompe, selon eux,  et pointant l’absence de décisions fermes susceptibles de contrôler  les marges bénéficiaires des sociétés de distribution des hydrocarbures. Ils n’ont pas manqué non plus d’appeler le gouvernement El Othmani à assumer les responsabilités qui sont les siennes  et de faire en sorte d’appliquer le plafonnement des  marges bénéficiaires des prix des carburants, dans les plus brefs délais. Et ce, dans le souci de “protéger le consommateur et l’économie nationale, désavantagés par la flambée des prix du pétrole à l’international”.

Larbi Alaoui

 

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