Grève des collectivités: l’UMT défie le gouvernement El Othmani

Avant même son investiture, le nouveau gouvernement aura à affronter une grève nationale de vingt-quatre heures décrétée par l’Union marocaine du travail (UMT) dans le secteur des collectivités locales. Pour le syndicat, la raison de ce débrayage du 13 avril est simple. Il s’agit d’arracher des droits revendiqués depuis de longues années mais qui ont été ignorés par le précédent gouvernement.

Pire, dit Moukhariq, le Secrétaire général du premier syndicat du Maroc, le ministre de l’Intérieur n’avait même pas daigné recevoir une délégation syndicale, sous prétexte que les responsables ne pouvaient pas rencontrer les représentants syndicaux avant de connaître leur réelle représentativité. Mais bien après les élections des corps des salariés, l’UMT a retrouvé sa place de premier syndicat, ce qui n’a pas empêché le gouvernement de continuer à faire la politique de l’autruche, déclare un délégué syndical.

Pour lui, le dossier ne pouvait plus attendre indéfiniment, alors que c’est le sort de dizaines de milliers de personnes qui est en jeu. Il s’agit d’abord de titulariser des milliers de fonctionnaires et de supprimer l’échelle 7 de la grille des rémunérations, à l’instar de tous les organismes et établissements publics. En outre, les revendications insistent sur la création d’une fondation des oeuvres sociales des collectivités locales pour permettre aux salariés du secteur de bénéficier des services que rendent ces organismes.

Pour l’UMT, cette grève n’est qu’un premier avertissement en attendant de voir si le nouveau gouvernement et, plus particulièrement, l’ex-syndicaliste Mohamed Yatim, devenu ministre de l’Emploi, compte ouvrir un réel dialogue social.

S.L

 


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