Grande tension autour de Chabat au sein du Parti de l’Istiqlal

Après la rixe qui a suivi l’une des rencontres au sein du siège central du Parti de l’Istiqlal à Rabat la semaine dernière, la tension est montée d’un cran mercredi.

Et si c’était Chabat, le Secrétaire général, qui se targuait de maîtriser les rouages du parti et d’imposer ses choix, il n’en est rien maintenant, et pour cause. Dix-huit des membres du Comité exécutif, qui constituent une majorité confortable, ont réussi à tenir une réunion d’urgence présidée par Hamdi Ould Rachid et rassemblant même ceux qui, il n’y a pas si longtemps, étaient les ennemis jurés de Chabat, en l’occurrence Karim Ghellab et Yasmina Baddou condamnés à six mois de gel d’activités au sein du parti. Et c’est l’inquisiteur d’hier qui a comparu derrière le box des accusés.

C’est le cas de Abdelkader El Kihel et de Adil Benhamza, tous deux dépossédés de leurs prérogatives partisanes. Le premier a été évincé de la présidence de la section régionale de Casablanca-Settat et de membre de la Commission préparatoire du Congrès. Le deuxième a été écarté de la même Commission et de la fonction de porte-parole. Ils seront, par ailleurs, soumis au Conseil de discipline pour avoir créé un climat malsain ayant débouché sur des confrontations et des bagarres entre des groupes protagonistes. Ils sont accusés, en outre, d’avoir traité des membres de la Jeunesse istiqlalienne, issus du Sahara marocain, de « traîtres » et de suppporters du ‘Polisario ».

Mais tout ceci n’est qu’un détail. Le gros de l’affaire se résume dans la décision de Chabat de reporter le Congrès sine die, tant qu’il n’est pas assuré de pouvoir briguer un deuxième mandat. Or, l’Istiqlal a largement dépassé les délais fixés par la loi sur les partis et risque des sanctions. Ce qui a fait dire à Hamdi Ould Rachid, sur 2M, que toutes les instances du parti sont dans l’illégalité.

Aussi, cette majorité du Comité exécutif a-t-elle décidé de convoquer le Congrès pour le 13 mai prochain et un Conseil national extraordinaire pour le 15 avril courant, afin d’entériner toutes les décisions prises.

Pour sa part, Hamid Chabat, qui n’ose même plus se présenter au siège du parti et préfère se barricader dans celui du syndicat UGTM, a déclaré nulles et non avenues toutes les décisions proclamées par la majorité des membres du Comité exécutif. Mais apparemment, son avis ne compte plus.

T.J


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