Gouvernement: le PJD brandit (encore) la menace

Mustapha Ramid a tenu à assister à une conférence de presse tenue par le conseiller PJDiste, Abdelali Hamieddine, accusé du meurtre de l’étudiant gauchiste Benaissa Ait El Jid, en 1993. Alors qu’auparavant, et à maintes reprises, il avait exprimé sa “sensiblerie exagérée” envers la justice, rapporte l’hebdomadaire Al Ousboue Assahafi.

Le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme avait même déclaré que sa mère, ses proches, ainsi que son parti, avaient essuyé un refus de sa part à leur demande concernant l’affaire des jeunes du PJD incarcérés des suites de leurs publications sur Facebook.

Le dirigeant PDJiste a donc changé d’avis et a assisté à la conférence, ce qui prouve bien la clarté du message que Ramid lui-même et son parti veulent transmettre. Le second message, tout aussi clair que l’eau de Zemzem, est la présence de ténors du parti islamiste, tels que Slimane El Amrani, Driss Azami et Nabil Chikhi, entre autres.

Signal fort que le PJD envoie à “certaines parties” quant à l’union sacrée du parti concernant l’affaire de Abdelali Hamieddine. Laquelle affaire est considérée, en premier abord, politique par les frères d’El Othmani dans le but de nuire au parti, avant de ne concerner que la personne de Hamieddine.

Les sources du journal croient savoir aussi que le fait que deux ministres PJDistes de l’Exécutif, en l’occurrence Ramid et Daoudi, équivaut également à un message sur la possiblité que le PJD se retire du gouvernement. Il pourrait même descendre dans la rue, précise l’hebdomadaire, dans le cas où on “toucherait” à Hamieddine car cela serait toucher au parti dans une affaire poltique et non pas judiciaire, selon les PDJistes.

Ben Brahim

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