La fronde s’organise au sein du PJD

Derrière l’unanimité de façade que voudrait bien afficher le parti de la justice et du développement (PJD), il y a bien lieu de parler de début de fronde. Le blocage gouvernemental n’a fait qu’attiser les divergences entres les différentes factions regroupées au sein du secrétariat général.

En effet, et alors que certains lorgnaient des postes ministériels et des privilèges liés aux fonctions dans les cabinets, le long processus de formation du gouvernement, devenu incertain, commence à les décourager. Plusieurs voix s’élèvent, ici ou là, pour critiquer soit ouvertement, comme c’est le cas de l’intellectuel Aâbroun, ou en catimini, comme le fait une grande partie de militants. Pour eux la gestion de Benkirane des consultations avec les autres partis a été un échec cuisant pour le parti, dont seul le secrétaire général en assume la responsabilité.

On lui reproche entre autres d’avoir laissé passer une occasion en or de former un gouvernement, alors qu’il avait sous la main une majorité confortable. Pour d’autres, Benkirane aurait sacrifié la stratégie du parti sur l’autel d’une capitulation devant le pouvoir, ce qui a complètement paralysé le parti.

En tout cas, pour de nombreuses personnalités de premier rang du PJD, le moment du changement est venu et le conseil national du parti qui se tiendra le week-end prochain, devra définir un calendrier définitif pour l’organisation du congrès national. D’ailleurs, soutiennent quelques frondeurs qui tournent autour de l’ex-ministre de l’équipement Aziz Rabbah, le prolongement du mandat du secrétaire général pour un an qui a été décidé en mai 2016, vient à expiration.

Et devant l’incertitude de former un gouvernement dans les semaines ou mois à venir, les jours de Benkirane à la tête du PJD sont comptés, d’après eux.

T.J


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