Femmes séquestrées à Tindouf: une ONG espagnole tire la sonnette d’alarme

Le ministère espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération a été interpellé au sujet de la situation des femmes sahraouies, dont certaines possèdent la nationalité espagnole, retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.

En effet, des membres de “La Libertad es su derecho”, une association espagnole qui dénonce le kidnapping de dizaines de femmes retenues contre leur gré à Tindouf, ont été reçus mardi à Madrid par le secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères, Fernando Martín Valenzuela.

Lors de cette réunion, la porte-parole de l’association, Elisa Pavón, a évoqué l’état d’avancement de la plainte déposée à ce sujet auprès du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, ainsi que de l’appel lancé par la Commission des pétitions (PETI) du Parlement européen aux institutions européennes pour agir contre cette violation des droits de l’Homme commise avec la complicité du polisario.

Dans des déclarations à l’agence Europa Press, Pavón a indiqué avoir souligné au responsable espagnol la nécessité de rappeler au gouvernement algérien sa responsabilité de garantir le respect des droits humains des femmes sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf, situés en territoire algérien.

La porte-parole a appelé le gouvernement espagnol à adopter des mesures urgentes pour la libération de ses femmes séquestrées depuis plusieurs années et dont certaines possèdent la nationalité espagnole.

Selon Pavón, Valenzuela a relevé, lors de cette réunion, qu’il s’agit d’une “situation compliquée” et que la recherche d’une solution aux cas des femmes séquestrées dans les camps de Tindouf rencontre plusieurs difficultés.

Le secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères s’est engagé, a-t-elle ajouté, à maintenir un contact “direct et fluide”, à travers un mécanisme spécifique, avec les familles adoptives des Sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf.

Il a incité les membres de “La Libertad es su derecho” à poursuivre leur lutte en faveur du respect des droits de la femme, a fait savoir Pavón.

Pour rappel, le Congrès des députés, chambre basse du parlement espagnol, avait été interpellé en 2017 sur les cas de plus d’une centaine de jeunes femmes sahraouies kidnappées et retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.

Human Rights Watch avait critiqué, dans un communiqué, le polisario pour avoir violé les droits fondamentaux de l’Homme, dont le plus important est la liberté de circulation, en rapport avec le cas de Maloma Morales, l’une des jeunes femmes sahraouies kidnappées et retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf.

Ces femmes, qui avaient quitté les camps de Tindouf pour pouvoir étudier en Espagne ont passé plus de la moitié de leur vie chez des familles adoptives espagnoles, avant d’être kidnappées à leur retour dans les camps alors qu’elles rendaient visite à leurs familles.

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