Cheikh Biadillah invite le polisario à la réconciliation des braves

Mohamed Cheikh Biadillah est la personnalité marocaine, originaire du Sahara marocain, plus précisément de la ville de Smara, la plus en vue. Il a été de tous les combats pour la défense de la marocanité du Sahara, que ce soit à l’ONU, qu’à la défunte OUA ou encore en tant que superviseur à Tindouf de l’opération de l’enregistrement du collège des électeurs, habilités à participer au référendum qui devait être organisé. Tout comme il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment en tant que ministre,  gouverneur de Salé et de Safi, puis président de la chambre des conseillers.

Biadillah était témoin de toutes les étapes ayant conduit à la création du polisario et en a parlé dans une série d’interviews publiées dans la rubrique « Sur la sellette » du quotidien Al Massae, qui atteint son 57ème épisode.

En fin connaisseur de toutes les péripéties du litige, tant sur le plan politique, qu’humain et sans écarter l’implication du voisin algérien dans l’attisement de ce conflit qui a duré plus de 43 ans, Biadillah, parle avec émotion de ses premiers camarades de la cellule des étudiants originaires du Sahara, alors sous occupation espagnole.

Il s’agit de Mohamed Abdelaziz, qui a présidé aux destinées du polisario pendant 40 ans, Mohamed Khadad, le responsable des liaisons avec la Minurso, Mohamed Salek Ould Salek Boulsane et Maâ El Aïnine Ould Sidaty, l’actuel représentant des séparatistes en Europe.

Tout comme Yasser Arafat qui a invité les Israéliens à conclure la paix des braves, Biadillah exhorte ses camarades à se doter du bon sens à se réconcilier avec leur patrie.

A noter que le propre frère de Biadillah occupe un poste ministériel au sein du polisario. A tous ses camarades, il a tenu à adresser une lettre ouverte. Vu son importance et sa pertinence, nous nous permettons d’en réaliser la traduction pour la publier en trois temps.

Voici la traduction intégrale de la première partie :

« Le message que j’adresse à ceux qui sont à la tête du polisario est le suivant : Le Maroc que vous avez quitté dans les années soixante-dix du siècle dernier a changé radicalement et à tous les niveaux. Quand vous êtes partis, vous avez laissé un grand Roi à sa tête (Feu Hassan II, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde), mais qui a été victime de deux tentatives de coup d’Etat, qui visaient à le liquider physiquement et qui ont heureusement échoué.

Chers frères; le Roi était contraint d’opter pour la défense légitime, notamment en durcissant les méthodes de son pouvoir, au moment où les institutions constitutionnelles étaient en léthargie à cause de l’Etat d’exception. L’opposition d’alors, était puissante, féroce et bénéficiait de prolongements internationaux animés par les courants communistes, socialistes, baâsistes et nacériens.

C’est cette Alchimie, chers frères, qui allait avoir raison du Maroc, si ce n’est la protection divine.

Aujourd’hui, les conditions ont changé de façon radicale sous le règne d’un monarque jeune et imprégné d’un esprit d’ouverture, qui bâtit un Etat des institutions moderne. Le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a réalisé un audit global du pays, sur une période de 50 ans. Il a interrogé son passé économique et social, grâce à des experts marocains. Il s’est aussi penché sur le passé politique et des droits de l’homme, grâce à l’action de l’instance de l’équité et de la réconciliation.

Toutes ces actions ont conduit à réconcilier le Maroc avec lui-même et surtout avec toutes les parties concernées sur le plan national et régional, dans une démarche de prévalence de l’intelligence collective et de l’esprit autocritique. Aussi, l’expérience marocaine est-elle devenue un exemple dont s’inspirent plusieurs pays. Et puisque l’espace dédié à cet épisode est restreint, je livrerai la suite de mon message dans l’édition de demain ».

A suivre…

Taoufik Jdidi


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