Charte de la majorité: un coup d’épée dans l’eau?

Après un an de retard, la charte de la majorité gouvernementale a été enfin signée le 19 février par les secrétaires généraux du PJD, du RNI, du PPS, du MP, de l’UC et de l’USFP.

Cette charte commune a été adoptée alors que la tension au sein de la coalition gouvernementale est à son comble à cause des propos «déplacés» de l’ancien chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.

Pour le politologue Hafid Zahri, la signature de ce texte est une tentative de la majorité pour rassurer l’opinion publique, les investisseurs en particulier, et prouver que le gouvernement baigne dans la stabilité. «Après le retard d’une année, la signature tellement rapide de cette charte révèle l’existence de scissions au sein de la coalition», a-t-il tranché, ajoutant qu’il s’agissait d’une piètre tentative pour sauver la majorité gouvernementale de l’implosion.

Il a tout de même estimé que cette coalition, fragile certes, pourrait tirer son épingle du jeu et effectuer un mandat sans incidents.

Zahri a également appelé à revoir la composition gouvernementale actuelle, mettant l’accent sur le la lettre royale lue lors du troisième Forum parlementaire sur la justice sociale. Le souverain avait rappelé l’épisode du Programme d’Ajustement Structurel survenu dans les années 80. Selon le politologue, il s’agissait d’un message clair du roi Mohammed VI à la coalition gouvernementale pour « dépasser ses désaccords » et « travailler ensemble » sur un projet de développement respectant les principes de la justice sociale et sectaire.

Si ce gouvernement ne réussit pas à balayer les conflits pour se concentrer sur l’avenir du pays, le Maroc sera obligé, ajoute Zahri, de tenir des élections anticipées afin d’élire un nouvel exécutif capable de relever les prochains défis.

Mohamed Assaouar et Noura Mounib

 




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