Chakib Alj – Mehdi Tazi : les nouveaux enjeux pour la CGEM

C’est ce mercredi que le binôme Chakib Alj – Mehdi Tazi prend officiellement les rênes de la CGEM. Gérer l’après-Mezouar et fédérer les troupes de la CGEM comme le faisait Bensalah-Chaqroun – qu’on appelait “la force tranquille » – ne sera pas facile pour les deux hommes d’affaires. Chakib Alj dit qu’il va d’abord, “lever les barrières à l’investissement pour toutes les entreprises, petites et grandes”. Il ambitionne d’améliorer la perception du «made in Morocco» et de favoriser la concurrence loyale pour rendre attractif l’acte d’investir dans le formel. “Nous devons accélérer l’export pour nos entreprises en renforçant les dispositifs d’accompagnement via la création d’un fonds, en simplifiant les dispositifs d’accompagnement actuels…”, insiste Alj.
Le duo de choc a aussi placé ses pions dans les régions. Chakib Alj et Mehdi Tazi ont fait une tournée pour rencontrer les acteurs du tissu économique. Objectif : mettre en place des plans de développement régionaux et favoriser les partenariats public-privé. Autre point important, Alj veut établir “une relation de partenariat et de confiance entre le gouvernement et la CGEM”. Si le duo réussit ce pari, tout en restant en dehors de la «politique politicienne», c’est toute la dynamique des TPE/PME qui en sera renforcée.
La CGEM représente plus de 90.000 entreprises (directement et indirectement) et environ plus de 60% du PIB du royaume. C’est dire l’enjeu et la responsabilité qui vont reposer sur les épaules du binôme. Gagner la confiance de tous, insuffler une dynamique économique en réussissant à convaincre les banques de jouer le jeu et faciliter les choses aux jeunes chômeurs seront les clés de leur succès. Mais il ne faudra pas oublier de faire rayonner la CGEM à l’International.
H.B.
@Edito du 22 janvier. Les Inspirations ECO. Groupe Horizon press.

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