Ce qu’a proposé Benchaâboun au roi Mohammed VI

Le roi Mohammed VI, a présidé, mercredi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, consacré à la présentation des orientations générales du projet de Loi de Finances 2019 et à l’adoption de deux projets de loi et de plusieurs conventions internationales, indique un communiqué dont lecture a été donnée par le porte-parole du palais royal, Abdelhak Lamrini.

Au début du Conseil, le roi a interrogé le ministre de l’Economie et des Finances sur les mesures envisagées pour que certains établissements et entreprises publics puissent honorer leurs engagements et s’acquitter de leurs dettes et arriérées cumulées, particulièrement ceux connaissant des difficultés financières, peut-on lire dans le communiqué.

À ce propos, le ministre de l’Economie et des Finances a proposé l’adoption d’un plan d’action visant la restructuration de certains établissements et entreprises publics, notamment à travers la révision du statut des filiales et des actifs qui ne sont pas directement liés avec l’objet principal desdits établissements et entreprises, ainsi qu’à travers la rationalisation de leurs dépenses et ce, dans le cadre de contrats-programmes avec l’Etat.

Le roi a demandé des éclaircissements au ministre de l’Economie et des Finances au sujet du paiement des arriérées des remboursements relatifs à la Taxe sur la valeur ajoutée.

Le ministre a assuré qu’une opération de règlement immédiat de ces dettes au profit des entreprises du secteur privé et public a été lancée, et ce à travers un partenariat avec le secteur bancaire, relevant que l’impact financier de cette opération sur le budget de l’Etat sera échelonné sur les dix prochaines années.

Le ministre de l’Économie et des Finances a présenté devant le roi un exposé sur les orientations générales du projet de loi de finances de l’année prochaine.

Ce projet, élaboré sur la base des Hautes Orientations Royales contenues notamment dans les discours du Trône et de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, est axé sur quatre grandes priorités.

Premièrement : donner la priorité aux politiques sociales particulièrement dans les domaines de l’enseignement, la santé et l’emploi, l’accélération du processus du dialogue social, notamment en ce qui concerne le renforcement du rôle du système éducatif dans la formation et l’intégration socio-économique des jeunes, l’amélioration des conditions d’accès des citoyens aux services de santé, la contribution à la restructuration des politiques de soutien et de protection sociale et la réduction des disparités entre les différentes catégories et régions.

Deuxièmement : stimuler l’investissement privé à travers l’adoption rapide de la nouvelle charte de l’investissement, la mise en œuvre de la réforme des Centres régionaux d’investissements, l’amélioration du climat des affaires et l’appui aux entreprises particulièrement les PME.

Troisièmement : poursuivre les grandes réformes institutionnelles et structurelles, notamment le parachèvement de la réforme de la justice, la mise en œuvre de la régionalisation avancée, l’accélération de la mise en œuvre de la déconcentration administrative et la poursuite de la réforme de l’administration publique.

Quatrièmement : préserver les grandes équilibres macro-économiques en poursuivant la réduction du niveau du déficit budgétaire et une gestion vigilante de l’endettement.

 

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